Deux centres d'accueil pour migrants vont ouvrir dans les Hauts-de-France

- Avec AFP

Deux centres d'accueil pour migrants vont ouvrir dans les Hauts-de-France© Pascal Rossignol Source: Reuters
Un migrant à Calais

Deux centres pour demandeurs d'asile seront ouverts dans deux communes des Hauts-de-France afin d'accueillir et d'examiner la situation des migrants actuellement présents à Calais (Pas-de-Calais), selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

«Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes», a annoncé le 31 juillet Gérard Collomb lors d'une conférence de presse. «Nous voulons faire en sorte d'offrir à proximité une situation d'hébergement, qui pourra accélérer les situations administratives des personnes prises en charge», a poursuivi le ministre français de la Justice.

Les deux centres se trouveront à Troisvaux (Pas-de-Calais) et Bailleul (Nord).

Gérard Collomb a fait cette annonce lors d'une conférence de presse peu après que le Conseil d’Etat a validé, contre le souhait du ministère et de la ville, des mesures d'aide aux migrants exposés à des «traitements inhumains et dégradants» à Calais. 

Alors que le Calaisis fait face à un nouvel afflux de candidats à l'exil en Angleterre, dont une centaine de mineurs, le gouvernement redoute la réinstallation de campements sauvages, à l'image de la Jungle de Calais, immense bidonville qui avait compté des milliers de migrants jusqu'à son démantèlement, fin octobre 2016.

«Dans les forces de sécurité, il n'existe pas d’usage du gaz poivre»

Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a annoncé avoir demandé un rapport après les accusations de l'organisation Human Rights Watch, qui affirme que la police utilise régulièrement du gaz poivre contre les migrants à Calais (Pas-de-Calais).

«Je rappelle que dans les forces de sécurité, il n'existe pas d’usage du gaz poivre», a-t-il déclaré, reconnaissant qu'«il peut y avoir quelques dérapages individuellement».

Il a affirmé avoir demandé ce rapport à l'Inspection générale de l'administration (IGA), à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à l'Inspection générale de la gendarmerie (IGGN).

Dans son rapport publié le 26 juillet et intitulé «C'est comme vivre en enfer», HRW qualifie l'usage de gaz poivre contre les migrants à Calais de «routinier».

Lire aussi : L'Etat français fait appel de l'obligation qui lui est faite d'aider les migrants à Calais

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