La toile fourmille d'idées pour éviter de baisser les APL et renflouer les caisses de l'Etat

La toile fourmille d'idées pour éviter de baisser les APL et renflouer les caisses de l'Etat© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP
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Internautes et associations estiment qu'il y a bien d'autres solutions pour trouver de l'argent que de s'en prendre aux bénéficiaires de l'aide au logement. Ils pointent notamment du doigt les 80 milliards d'euros annuels d'évasion fiscale.

La baisse de cinq euros par mois des aides au logement à venir dès le mois d'octobre a vivement fait réagir le monde politique et la société civile. Tant et si bien que des propositions pour aider le gouvernement à trouver les 32,5 millions d'euros par mois que lui rapporteront la mesure sans s'en prendre aux plus démunis ont fleuri sur la toile.

En tête de liste des internautes : l'évasion fiscale. Beaucoup notent en effet que si l'Etat parvenait à mettre la main sur les 80 milliards d'euros qui lui échappent chaque année, il ne serait plus contraint à de telles économies.

Dans un message largement partagé sur les réseaux sociaux, l'économiste Maxime Combes, membre de l'association Attac France, suggère pour sa part de prélever 12 euros par mois sur les 10% les plus riches en revenus (qui gagnent plus de 61 000 euros par an), ou 121 euros sur les 1% les plus riches (qui gagnent plus de 162 400 euros par an).

Et si le gouvernement rechigne à taxer les plus riches, Attac France – très actif sur le sujet – a bien d'autres solutions. En dehors du pactole de l'évasion fiscale à récupérer, l'association propose la mise en place d'une taxation des transactions financières ou encore la suppression du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi).

Le gouvernement Macron, qui a annoncé le 22 juillet la baisse de cinq euros par mois des aides personnalisées au logement, assure qu'il s'agit de «l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent». Une responsabilité que ce dernier refuse d'endosser, accusant notamment par la voie de l'ex-ministre du Logement Emmanuelle Cosse le nouveau gouvernement «de dire n'importe quoi».

Lire aussi : Baisse des APL : hollandistes et macronistes se rejettent la responsabilité d'une mesure critiquée

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