«Un profil psychiatrique» : L'assaillant de la mosquée de Créteil hospitalisé, sa garde à vue levée

- Avec AFP

«Un profil psychiatrique» : L'assaillant de la mosquée de Créteil hospitalisé, sa garde à vue levée© Benjamin CREMEL Source: AFP
La mosquée visée par un chauffard le 29 juin

L'homme qui a tenté de foncer en voiture sur des fidèles de la mosquée de Créteil (Val-de-Marne), à la sortie de la prière du soir du 29 juin, souffre de schizophrénie, selon le parquet de Créteil. Il a été hospitalisé d'office.

Le chauffard de 43 ans, qui a essayé de renverser des musulmans à Créteil à la sortie de leur mosquée à Créteil, «a un profil psychiatrique : il a été hospitalisé deux fois en 2006 et 2007 pour schizophrénie. Actuellement, il est sous traitement médicamenteux», a déclaré le ministère public.

Son expertise psychiatrique a «conclu à l'incompatibilité de l'état de santé avec la garde à vue et à la nécessité d'une hospitalisation d'office», a déclaré le parquet de Créteil  à l'AFP. Le certificat médical mentionne «des propos délirants et incohérents», a-t-il ajouté.

Arménien, le chauffard est sans emploi et titulaire d'une carte d'invalidité.

L'homme, qui réside à Créteil, a percuté les barrières et traversé le terre-plein grillagé protégeant la mosquée avec son 4x4, avant de tamponner des voitures de fidèles à la sortie de la prière, sans faire de blessé. Il a été interpellé le 29 soir à son domicile, mais n'a toujours pas été entendu par la police judiciaire du Val-de-Marne, chargée de l'enquête.

Ses motivations restent pour le moment nébuleuses. Des témoins de la scène sont actuellement auditionnés, a ajouté le ministère public.

Selon une source proche du dossier, l'homme a tenu des «propos confus en référence aux attentats» djihadistes qui ont fait 239 morts en France depuis 2015.

Un témoin a également assuré à l'AFP que l'homme a été aperçu le 28 par un fidèle aux abords de la mosquée. Il était en train de déposer des fleurs sur la plaque du «Jardin d'Arménie», installé par la ville de Créteil en hommage au peuple arménien, dans le grand parc adjacent au lieu de culte.

Dix jours après l'attentat anti-musulman de Londres, perpétré par un homme qui a foncé sur les fidèles de la mosquée de Finsbury Park et fait onze blessés, la communauté musulmane française se sent elle aussi prise pour cible. Certains de ses responsables ont dénoncé une «tentative d'attaque» et demandé aux pouvoirs publics de «renforcer la protection des lieux de culte».

Le préfet de police, Michel Delpuech, a adressé une lettre au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, dans laquelle il condamne l'acte survenu le 29 juin et réitère ses consignes de vigilance aux forces de l'ordre protégeant les lieux de culte musulmans.


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