Sur Twitter, la police démonte une fake news de l'extrême-gauche sur un prétendu abus policier

Sur Twitter, la police démonte une fake news de l'extrême-gauche sur un prétendu abus policier© Capture d'une vidéo de France Télévision
L'image du policier a fait le tour des réseaux sociaux

Accusée dans une tribune publiée par Libération de violences, la police s'est défendue en publiant les photos d'un incident ayant eu lieu en avril, montrant que l'agent ayant pointé son arme vers des manifestants avait été précédemment agressé.

La photo d'un policier braquant des manifestants anti-loi travail en avril dernier avait fait le tour d'internet. D'abord diffusée par des sites internet proches de l'extrême-gauche, la polémique s'est invitée dans une tribune diffusée par Libération dénonçant des dérives de la police dans la ville de Rennes. Les auteurs de l'article, parmi lesquels l'éditeur Eric Hazan et l'économiste Frédéric Lordon, s'indignaient notamment que les manifestants braqués par le policier soient poursuivis pour «violences aggravées». 

Sur Twitter, la police nationale a décidé de mettre un terme à la polémique en postant des photos qui elles, n'avaient jamais été diffusées sur internet par les militants. Elles montrent le motard être frappé par plusieurs jeunes cagoulés, notamment à l'aide d'un robinet en métal. 

Confronté à cette polémique, la rédaction de Libération a enquêté et un journaliste a trouvé des témoins permettant de confirmer que le motard avait bel et bien «non seulement été menacé, mais également agressé». Il avait sortit son arme afin de faire reculer ses assaillants. Une version qui était déjà accréditée par une vidéo de France 3, mais qui fut bien moins relayée que les clichés devenus viraux.

Le site Lundi.am, qui est en partie à l'origine de la polémique après la parution d'une «enquête», s'est indigné de la parution de ces clichés mettant à mal ses conclusions. «Eh Police Nationale t'as pas peur de finir en garde à vue en publiant les clichés d'une affaire pas encore jugée ?», a-t-il réagi sur le réseau social Twitter, en référence aux procédures en cours contre les agresseurs présumés. 

Sur les sept individus interpellés le 30 mai pour ces violences, cinq ont été écroué jusqu'au 21 juin, où ils devaient être présentés au tribunal correctionnel de Rennes. Des peines allant de neuf à douze mois fermes ont été requises, avec mise en détention provisoire dans l'attente du verdict.

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