Les salariés de GM&S manifestent à nouveau à Paris contre la «promesse non tenue» de Macron

- Avec AFP

Les salariés de GM&S manifestent à nouveau à Paris contre la «promesse non tenue» de Macron© Jonathan Moadab / RT France
Une centaine de salariés se sont rassemblés devant le ministère de l'Economie

Une nouvelle réunion était prévue le 16 juin au ministère de l'Economie pour tenter de trouver une solution de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S Industry, sous la pression des salariés venus manifester devant Bercy.

Pour la troisième réunion de la cellule de crise depuis le 12 juin concernant l'avenir de leur usine, les représentants des salariés de GM&S espéraient des engagements concrets de la part du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, avec qui ils avaient rendez-vous le 16 juin à 15h à Bercy. Une centaine de salariés, partis en cars de la Creuse, se sont réunis à cette occasion devant le «paquebot».

A sept jours d'une audience devant le tribunal de commerce de Poitiers, qui pourrait sceller sa liquidation, l'entreprise de 277 salariés n'a fait pour l'heure l'objet d'aucune offre ferme de reprise. Selon les syndicats, l'Etat propose «comme seule solution une reprise à 140 salariés par le Groupe GMD», leader français de l'emboutissage.

GMD n'a fait pour le moment que présenter une lettre d'intention, pour une reprise qui porterait sur le maintien de 110-120 emplois.

N'acceptant pas les «décisions dévastatrices qui se profilent», les salariés demandent à l'Etat d'intervenir pour reporter l'audience du 23 au 30 juin, fin de la période d'observation.

Ils réclament aussi une prolongation de cette période d'observation de trois mois, financée par les constructeurs automobiles Renault et PSA.

Les salariés de GM&S ont repris le 13 juin le blocage de leur usine à La Souterraine (Creuse), après une première occupation du 11 au 23 mai, dans le but de «faire évoluer les offres et pousser les constructeurs à remettre le chiffre d'affaires nécessaire à une reprise pérenne bien supérieure à 140 emplois».

La CGT dénonce la «promesse non tenue» du président Emmanuel Macron, qui s'est selon elle engagé, lors de sa rencontre avec les salariés le 9 juin au cours d'un déplacement en Haute-Vienne, à «contacter lui-même plusieurs partenaires et repreneurs potentiels, en plus de GMD».

Deuxième employeur privé de la Creuse, l'entreprise est en redressement judiciaire depuis le mois de décembre.

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