Harcèlement de rue à La Chapelle-Pajol : Caroline De Haas propose des «trottoirs plus larges»

Harcèlement de rue à La Chapelle-Pajol : Caroline De Haas propose des «trottoirs plus larges» Source: AFP
Caroline de Haas est candidate à la députation dans la 18e circonscription de Paris

Alors qu'Anne Hidalgo a annoncé le renforcement des contrôles de police dans ce quartier parisien où les riveraines sont victimes de harcèlement, la candidate féministe aux législatives propose d'augmenter l'éclairage et la taille des trottoirs.

Le 18 mai, la publication d'un article du Parisien, faisant état du harcèlement de rue dont sont régulièrement victimes les femmes dans le quartier de La Chapelle-Pajol, à Paris, n'en finit plus de faire réagir responsables et activistes politiques. Lors d'une interview sur France Info le 21 mai, la militante féministe Caroline De Haas a proposé d'«élargir les trottoirs» ou encore de «mettre de l'éclairage» pour résoudre ce problème. 

Réfutant l'idée selon laquelle le problème du harcèlement de rue envers les femmes serait spécifique à La Chapelle-Pajol, elle a en outre assuré : «Dans tous les quartiers où il y a un problème d'espace [...] il y a des violences à l'encontre des femmes.»

Outre son activisme féministe, Caroline De Haas est candidate aux législatives dans le XVIIIe arrondissement de Paris, soutenue par le Parti communiste français (PCF), Europe Ecologie Les Verts (EELV) et Nouvelle Donne.

Anne Hidalgo veut augmenter les contrôles de police

Du côté de l'Hôtel de Ville de Paris, le son de cloche est légèrement différent. Le maire de la capitale, Anne Hidalgo, a réagi le 19 mai à la polémique sur La Chapelle-Pajol, assurant que la mairie de Paris et la préfecture de police avaient «identifié cette problématique» depuis plusieurs semaines.

«A court terme, nous allons augmenter de façon importante les contrôles de police, tout au long de la journée», a-t-elle également fait savoir. L'élue parisienne a également annoncé que le sujet serait à l'ordre du jour d'une réunion avec le procureur de la République et les maires d’arrondissements le 31 mai prochain. «Nous étudierons à cette occasion la possibilité de créer un groupe local dédié de traitement de la délinquance», a-t-elle assuré.

D'autres responsables politiques ont eu la dent plus dure. «Il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes», a estimé Malek Boutih, député de l'Essonne, lors d'un entretien sur BFM Business le 21 mai. Il a néanmoins précisé que ce problème n'avait pas de lien avec la présence de nombreux clandestins dans le quartier. «Beaucoup de réfugiés sont des femmes qui ont été elles-même victimes de viols et d'agressions sexuelles», a-t-il expliqué.

Elizabeth de Rozière, candidate Les Républicains (LR) dans la circonscription comprenant le quartier de La Chapelle, avait appelé les habitants à se mobiliser contre la dégradation des conditions de vie dans le quartier, dans l'après-midi du 19 mai. Des militants de gauche étaient alors venus contre-manifester afin de dénoncer une stigmatisation de la population immigrée, allant jusqu'à qualifier les personnes participant au rassemblement de «racistes». 

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