La République en marche dévoilera 450 candidats aux législatives, le sort de Valls reste en suspens

- Avec AFP

La République en marche dévoilera 450 candidats aux législatives, le sort de Valls reste en suspens© Charles Platiau Source: Reuters
Richard Ferrand, secrétaire général de la République en marche

La promesse de renouvellement tout en essayant d'obtenir une majorité sera-t-elle respectée ? La République en marche va dévoiler le nom de 450 candidats aux législatives sur 577, en attendant de régler les cas épineux comme celui de Manuel Valls.

Emmanuel Macron lance ce 11 mai la bataille des législatives (11-18 juin) qui devra être menée tambour battant par les postulants de la République en marche.

En fait, seuls 14 noms sont pour l'instant connus et «environ 450» le seront le 11 mai dans l'après-midi, selon le président de la Commission d'investiture Jean-Paul Delevoye, alors qu'il était initialement prévu de pourvoir l'ensemble des 577 circonscriptions ce jour.

A huit jours de la fin du dépôt légal des candidatures en préfecture, le 19 mai, le temps presse. Mais un afflux de CV est arrivé dans la foulée de l'élection d'Emmanuel Macron, parmi lesquels celui de l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui a annoncé le 9 mai son intention de briguer l'investiture de La République en marche dans son fief de l'Essonne.

Alors que le parti avait déjà passé en revue quelque 15 000 dossiers remplis en ligne depuis le 19 janvier et que la Commission semblait toucher au but, il est nécessaire d'«étudier cette nouvelle donne», selon un cadre.

La dizaine de membres de la Commission devra donc se pencher sur ces cas le 11 et 12 mai, en tâchant de faire respecter les principes édictés par Emmanuel Macron : renouvellement, parité, probité, pluralité politique et accord avec le projet, en signant un «contrat avec la Nation».

«Candidat, ça ne s'improvise pas»

Ce sera l'occasion d'avoir un aperçu du nombre de circonscriptions réservées au MoDem, le seul parti ayant bénéficié d'un accord d'appareil au nom de l'alliance conclue avec François Bayrou dès février, avec un volet législatives.

Alors qu'aucun député Les Républicains n'a officiellement rallié Emmanuel Macron, «quelques uns» devraient tout de même sortir du bois.

Les promesses d'investir au moins 50% de femmes, dans des circonscriptions gagnables, et 50% de membres de la société civile seront-elles respectées ?

En janvier, Emmanuel Macron avait dû se fendre d'un appel aux femmes pour les encourager à se lancer, au vu du faible nombre de candidatures. Le compte devrait désormais y être, assure-t-on désormais.

Pour les plus inexpérimentés, la pression sera forte, même si le parti promet une aide sur mesure (formations accélérées, facilités de prêt...). 

«Candidat, ça ne s'improvise pas», s'est inquiété un soutien du président. «Tout cela est extrêmement fragile et balancer des candidats de la société civile, c'est un risque énorme, d'autant plus que le capital de voix de la présidentielle n'est pas énorme», a-t-il poursuivi.

Lire aussi : Macron renonce à exiger de ses candidats qu'ils quittent leur parti pour les législatives

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