«Peut-être à bientôt» lance un ponte de Bruxelles à Jean-Yves Le Drian, soutien d'Emmanuel Macron

«Peut-être à bientôt» lance un ponte de Bruxelles à Jean-Yves Le Drian, soutien d'Emmanuel Macron Source: Reuters
Jean-Yves Le Drian pourrait conserver son poste de ministre de la Défense en cas de victoire d'Emmanuel Macron le 7 mai

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a lancé le 27 avril un «peut-être à bientôt» au ministre français de la Défense sortant, Jean-Yves Le Drian, qui soutient Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée.

«On l'a remercié parce que le résultat qu'on a eu dans cette dernière période dans le domaine de la défense et de la sécurité au niveau de l'Union européenne (UE), c'est aussi beaucoup grâce à la France et au travail du ministre Le Drian», a expliqué Federica Mogherini, en français, lors d'une conférence de presse à La Valette.

Pas de mercato au ministère de la Défense ?

«Il a dit "au revoir"», a ajouté l'Italienne, rendant compte d'une réunion informelle des ministres de la Défense de l'UE.

Mais c’est surtout une nouvelle remarque lancée par la chef de la diplomatie européenne qui risque de faire parler. «On s'est dit "peut-être à bientôt", mais ça dépend d'une autre dynamique que je ne veux pas nécessairement commenter ici» puisqu'elle relève d'«un calendrier électoral dans un pays membre», a-t-elle ajouté, tout sourire.

Jean-Yves Le Drian, proche du président François Hollande, est en effet le membre le plus important du gouvernement sortant à avoir affiché, en mars, son soutien à Emmanuel Macron.

Son éventuel maintien au poste de ministre de la Défense sous le possible futur chef de l'Etat français a été évoqué par différentes sources, dans son entourage comme dans celui du candidat d'En Marche!.

Les sondages donnent Emmanuel Macron, âgé de 39 ans, favori pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, le 7 mai prochain, face à la candidate souverainiste Marine Le Pen (Front national).

Le soutien de Federica Mogherini à Emmanuel Macron a déjà provoqué des interrogations par le passé. Lors d’une conférence de presse conjointe du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et la chef de la diplomatie européenne, le 24 avril à Moscou, Maria Finochina journaliste de RT, avait demandé à la représentante de l’UE de s'expliquer sur l'un de ses récents tweets concernant l’élection présidentielle française.

«Voir les drapeaux de la France et de l’UE, saluer les résultats d’Emmanuel Macron, c’est l’espoir et le futur d'une génération», avait-elle tweeté le 23 avril, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle française.

Les dirigeants européens n'ont fait aucun mystère de leur préférence pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, dont le programme prône une sortie de l'euro et de l'espace Schengen, tout en promettant un référendum sur la sortie de la France de l'UE. A l’inverse, l’ex-ministre de l’Economie est un fervent défenseur de Bruxelles et a affiché les positions les plus pro-européennes lors de la campagne.

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