Les barrages qui paralysaient la Guyane ouverts «jusqu'à nouvel ordre»

- Avec AFP

Les barrages qui paralysaient la Guyane ouverts «jusqu'à nouvel ordre» © Capture d'écran du compte Twitter @anti_k_org
Les barrages paralysaient en partie le territoire guyanais depuis plusieurs semaines

Le collectif «Pou la Gwiyann dékolé» («Pour que la Guyane décolle») pilotant le mouvement social qui dure depuis plus de trois semaines a annoncé le 13 avril l'ouverture des barrages, qui paralysaient le territoire, «jusqu'à nouvel ordre».

Après trois heures d'assemblée générale, le collectif a décidé d'ouvrir tous les barrages «dès le 13 avril au soir», pour permettre à la population de profiter du week-end pascal, mais a refusé qu'une délégation se rende à Paris pour rencontrer François Hollande, a indiqué un porte-parole du collectif.

L'hypothèse d'une telle délégation avait été évoquée dans l'après-midi, mais elle n'a finalement pas été retenue, «pour garder la même ligne qu'au départ», et marquer «la colère de la population vis-à-vis d'un président qui n'a jamais porté attention à notre égard», a déclaré Youri Antoinette, à la sortie de l'assemblée générale.

«Tous les barrages devraient être ouverts dès ce soir», a-t-il assuré. L'AFP a pu constater l'ouverture effective de certains barrages.

Pas question de reculer

«Tous les barrages sont ouverts, pas levés», a insisté Mikael Mancée, porte-parole du collectif, sur Guyane 1ère. «On peut circuler, en cette période culturelle forte pour la Guyane», a-t-il assuré, précisant que les les barrages seraient ouverts «jusqu'à nouvel ordre».   

Le collectif a cependant confirmé qu'il «poursuivait la mobilisation». «On est mobilisé, ça ne changera plus jamais, on a soulevé quelque chose qui ne s'arrêtera pas. On est parti pour des mois», a insisté Mikael Mancée.

Le collectif, qui regroupe des élus, des associations, des syndicats, des socio-professionnels, a décidé de s'organiser en différents «pôles» pour la suite du mouvement. «On établit des dossiers qui concerneront l'ensemble du territoire, dans tous les domaines», a expliqué Mikael Mancé.

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