Les Européens «vont le regretter» : des Turcs pro-Erdogan s'expriment depuis Metz (VIDEO)

Les Européens «vont le regretter» : des Turcs pro-Erdogan s'expriment depuis Metz (VIDEO)
Une participante au meeting pro-Erdogan à Metz du 12 mars

Lors d'un meeting en France en présence du chef de la diplomatie d'Ankara, des membres de la diaspora turque ont loué l'action de leur président, et voué aux gémonies les pays européens ayant choisi d'interdire des rassemblements pro-Erdogan.

Après l'interdiction, dans plusieurs pays européens, de meetings où devaient intervenir des responsables politiques turcs, le chef de la diplomatie turque a pu prendre la parole à Metz (Moselle) dans l'après-midi du 12 mars, devant plusieurs centaines de membres de la diaspora turque de France. L’occasion pour Mevlut Çavusoglu, ministre des Affaires étrangères, de défendre le projet de révision constitutionnelle de son pays, promue par le président Recep Tayyip Erdogan.

«On n’a jamais eu un président comme Recep Tayyip Erdogan […]. La Turquie a vraiment évolué : […] les routes sont parfaites […], il n’y a plus d’attente dans les hôpitaux comme avant», s'est félicitée à cette occasion une femme turque, parmi la foule brandissant étendards rouges de la Turquie et portraits du maître d’Ankara. Un engouement partagé par un jeune homme, qui estime que son président œuvre au «bien», tant pour la Turquie que pour l'Europe. 

Le référendum sur le réforme de la Constitution dont il était question durant ce meeting, justement, vise à renforcer les prérogatives du président turc, et à lui permettre de rester plus longtemps au pouvoir.

[Les Néerlandais] parlent de démocratie, de liberté, mais ce n’est pas le cas [chez eux]

Vives tensions entre la Turquie et les Pays-Bas, liées à l'interdiction de meetings pro-Erdogan

Les membres de la diaspora présents au rassemblement étaient remontés contre la décision de plusieurs Etats européens d’interdire des événements de ce type sur leur sol. «Je suis déçu par la Hollande [...] parce qu’ils parlent de démocratie, de liberté, mais ce n’est pas le cas [chez eux]», a par exemple dénoncé une partisane d’Erdogan, en référence à l’annulation de rassemblements politiques turcs aux Pays-Bas. Les 11 et 12 mars, en outre, il avait été interdit à l’avion du ministre turc des Affaires étrangères d’atterrir sur le sol néerlandais, et sa collègue du ministère de la Famille avait été expulsée du pays.

«La Turquie c’est un pays démocratique, et comme on avance de plus en plus, ils [les Européens] ne le supportent pas. […] Qu’ils s’excusent, on l’accepte pas, et ils vont le regretter», s’est de même emportée une participante au meeting.

A l’instar de ces Turcs vivant en France, Recep Erdogan avait lui-même conspué les annulations de meetings pro-AKP (le parti au pouvoir à Ankara) en Europe, les qualifiant de «pratiques nazies» et de «vestiges nazis, fascistes». Il avait également menacé les Pays-Bas : «[Ils] paieront le prix fort pour leur comportement indécent.»

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