Alain Juppé : «Sarkozy a cherché à contrôler le parti» pour «caser Baroin»

Alain Juppé : «Sarkozy a cherché à contrôler le parti» pour «caser Baroin»© LIONEL BONAVENTURE Source: AFP
François Baroin, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, en 2011

D'après le maire de Bordeaux, Nicolas Sarkozy aurait tenté de manipuler les cadres du Parti Les Républicains (LR), pour faire accepter la candidature de François Baroin. Cette option est tombée à l'eau, après le conseil politique du 6 mars.

Le camp républicain a retrouvé un semblant de cohésion à l'issue de la journée du 6 mars, qui a vu Alain Juppé renoncer «une bonne fois pour toutes» à la course à l'Elysée. Le bureau politique du parti a également confirmé son soutien à François Fillon. Reste que les luttes de pouvoir qui ont fait rage, dans l'ombre entre les ténors de la droite au cours de ces derniers jours, commencent déjà à refaire surface...

Moi, je n’ai pas une bonne opinion de Baroin. Il n’a pas d’idées et il ne travaille pas

Le 1er mars dernier, après l'annonce de la convocation de François Fillon par les juges en vue d'une mise en examen, les cadres du parti s'étaient déchirés au sujet des mesures à prendre pour sauver la campagne de la droite.

Certains ont prôné le désistement du candidat désigné par la primaire. Ainsi, d’après des propos d’Alain Juppé rapportés par le Canard enchaîné du 8 mars, l’ex-président de la République a tenté de pousser son protégé, François Baroin au grand dam des fillonistes, mais aussi des juppéistes. «Cette élection est perdue. Sarkozy a tenté de nous manipuler en cherchant à contrôler le parti et à caser Baroin. Moi, je n’ai pas une bonne opinion de Baroin. Il n’a pas d’idées et il ne travaille pas», aurait ainsi lâché le maire de Bordeaux, selon le palmipède.

Des proches de Nicolas Sarkozy contraints de faire machine arrière

Des Sarkozystes traditionnels, d’ailleurs, avaient ouvertement prôné la candidature de François Baroin durant cette période confuse. Nadine Morano avait le 6 mars appelé sur Twitter les élus à apporter leur parrainage au sénateur de l'Aube.

De même, le député du Rhône, Georges Fenech, avait successivement défendu une candidature Juppé, puis Baroin, dénonçant la «prise d’otage de l’élection présidentielle par François Fillon».

Ces soutiens à François Baroin ont fait long feu : Georges Fenech a annoncé, le 6 mars sur BFM TV, qu’il ferait campagne aux côtés du Sarthois, parce que «l’heure est grave». Quant à Nadine Morano, elle semble assumer avec difficulté le soutien final du comité politique des Républicains à François Fillon. A une journaliste qui lui demandait, le 7 mars, si elle ralliait finalement l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy, elle avait répondu avec colère : «Mais vous nous emmerdez les médias, toujours à poser des questions… Je vous parle de l’intérêt de la France !». Ambiance.

Lire aussi : Sortie de crise chez les Républicains : la rencontre Fillon-Sarkozy-Juppé n'aura pas lieu

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»