Si elle est élue, Marine Le Pen dissoudra les «groupuscules d'extrême gauche dits "antifas"»

- Avec AFP

Si elle est élue, Marine Le Pen dissoudra les «groupuscules d'extrême gauche dits "antifas"»© Jean-Philippe Ksiazek Source: AFP
Marine Le Pen en meeting à Pierrelatte le 24 février

Marine Le Pen hausse le ton en promettant de dissoudre les groupes antifascistes si elle devient présidente. Selon elle, son élection à l'Elysée entraînera une victoire du FN aux législatives, lui permettant de disposer d'une majorité pour gouverner.

Dans une interview accordée le 6 mars au quotidien catholique d'extrême-droite Présent, la candidate du Front national à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, a expliqué qu'elle dissoudrait les groupes radicaux qui se disent antifascistes si elle parvenait au pouvoir. 

«Je vais les dissoudre parce que la loi exige qu’elles soient dissoutes», a explicité la présidente du FN pour qui ces «groupuscules d'extrême gauche dits "antifas" [...] auraient du être dissous depuis très longtemps puisque leur seul principe d’action, c’est la violence».

Ces «milices, régulièrement, cassent les centres-villes de Paris, de Nantes, de Rennes, dans le cadre d’une impunité absolument totale», a également accusé la candidate aux élections présidentielles.  

En évoquant d'éventuelles manifestations en banlieue, au lendemain d'un second tour victorieux, la présidente du FN a par ailleurs affirmé que «les banlieues [allaient] très bien comprendre que la fin de la récréation [avait] été sifflée, que les Français n’entendent plus du tout accepter ce genre de comportements et que c’est précisément la raison pour laquelle ils ont élu Marine Le Pen».

«Quand ceux qui sortent pour brûler, casser, s’apercevront qu’ils devront payer l’addition, ils y réfléchiront très probablement pour une partie d’entre eux à deux fois, avant de commettre ce genre d'exactions. Pour les autres, on leur appliquera la loi et des instructions seront données à la police pour qu’elle remplisse sa mission de maintien de la sécurité et de l’ordre public», a-t-elle encore précisé.

Interrogée sur une éventuelle cohabitation si elle remportait la présidentielle mais n'obtenait pas de majorité parlementaire, la présidente du Front National a répondu qu'elle ne croyait pas à cette hypothèse. Si le peuple français «élit Marine Le Pen, ce qui est en soi une forme de rupture avec le système, il donnera une majorité législative au président qu’il vient d’élire», a-t-elle affirmé.

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