Bombes incendiaires, mortier et lacrymogène : la manifestation anti-FN de Nantes dégénère (IMAGES)

Bombes incendiaires, mortier et lacrymogène : la manifestation anti-FN de Nantes dégénère (IMAGES)© Jean-Sebastien Evrard Source: AFP
La manifestation anti-FN a rapidement dégénéré à Nantes

A la veille d'un meeting de Marine Le Pen à Nantes, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Nantes, à l'appel de partis, de syndicats et de collectifs de gauche afin de manifester leur hostilité aux idées du Front national.

Entre 2 200, selon la police et 3 000 manifestants, selon les syndicats, se sont rassemblés le 25 février dans le centre de Nantes, afin de défiler contre le Front national, à l'appel d'associations de gauche et d'extrême gauche.

Vers 16h, le rassemblement a commencé à dégénérer en affrontement entre manifestants et forces de l'ordre. Un cocktail molotov et des pavés ont été envoyés sur la police, qui a également essuyé de nombreux tirs de mortiers et de bombes incendiaires. La police a répliqué en envoyant des grenades lacrymogène.

Après une période d’accalmie, des manifestants cagoulés ont recommencé à lancer des dizaines de projectiles sur les policiers, près du château de Nantes. Ceux-ci ont riposté par des jets de grenades désencerclantes, dont un éclat a touché le reporter de RT France au bras.

Vers 17h, la police a sommé les manifestants, qui avaient incendié des buissons, de se disperser, avant d'envoyer de nouvelles grenades lacrymogène.

Des petits groupes de manifestants ont continué à défiler dans les rues, pourchassés par les policiers.

Voyant la tournure prise par les événements et alors que plusieurs vitrines ont été brisées, des commerçants se sont hâtés de fermer leurs volets.

Plusieurs rues de la ville ont été dévastées par le passage du cortège et les affrontements.

Sur place, des policiers en tenue anti-émeutes avaient été déployés, ainsi qu'un hélicoptère et un canon à eau.

11 policiers blessés, huit interpellations

«11 policiers et gendarmes ont été blessés», a fait savoir le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, alors que la chaîne d'actualité BFMTV avait évoqué plus tôt le nombre de 13 blessés. La gendarmerie nationale a précisé à l'AFP qu'un gendarme, brûlé au deuxième degré aux jambes, avait été hospitalisé.

Huit personnes ont par ailleurs été interpellées, parmi lesquelles quatre ont été placées en garde à vue, a indiqué la place Beauvau. Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a «condamné avec la plus grande fermeté les violences commises».

Le 26 février, la candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen tient un discours au Zénith de Nantes. Ses opposants ont à nouveau prévu des actions.

Lire aussi : Violences en Ile-de-France : le Front national lance une pétition en soutien à la police

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