Gérard Filoche prône l'union de la gauche et propose un ticket Hamon-Mélenchon

Gérard Filoche prône l'union de la gauche et propose un ticket Hamon-Mélenchon© Xavier Leoty Source: AFP
Gérard Filoche, en septembre 2016

Pour contrecarrer l'éparpillement de la gauche à deux mois du premier tour des présidentielles, Gérard Filoche a appelé à un «deal» entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Il a mis l'accent sur l'importance de disposer d'une majorité de députés.

«Pour moi, Benoît Hamon doit être président et Jean-Luc Mélenchon Premier ministre», a déclaré Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti socialiste, le 21 février, au micro de l'émission Les Grandes Gueules, sur BFM TV et RMC.

Gérard Filoche a ainsi de facto proposé au candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de renoncer à sa candidature à la présidentielle, suggérant que l'ex-socialiste se rallie à Benoît Hamon, en échange du poste du Premier ministre.

«On est tous pour la VIe République et contre le pouvoir personnel. On est contre le fait que le président doive décider de tout», a ajouté Gérard Filoche, relevant les points communs qui pourraient réunir, selon lui, le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. 

Il a par ailleurs souligné la nécessité de se mettre d'accord sur la construction d'une majorité parlementaire : «En vérité, ce qu’il faut faire, c’est un deal qui soit clair d’un point de vue de la gestion et de la cogestion [...] Je suis pour que ce soit annoncé avant, de façon à ce que tout le monde sache qui va faire quoi. C’est pour cela que la question de la majorité est importante. Avec le Parlement, c’est le président qui conduit la politique et qui a des pouvoirs. Ça veut dire qu’ils sont obligés de s’entendre et j’aime bien cette expression, être obligé de s’entendre». 

Les vœux pieux de Gérard Filoche seront-ils entendus par les deux candidats ? A l'heure actuelle, la conclusion d'un accord entre Benoît Hamon, qui a prévenu qu'il ne «courrait pas après Jean-Luc Mélenchon», et le candidat de La France Insoumise, qui a déclaré qu'il n'avait «pas l'intention de s'accrocher à un corbillard», semble toujours compromise. 

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