«Il n'a pas la carrure» : Valérie Pécresse charge Emmanuel Macron

«Il n'a pas la carrure» : Valérie Pécresse charge Emmanuel Macron
Valérie Pécresse sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin le 20 février 2017, capture d'écran BFMTV, DR
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Les propos d'Emmanuel Macron comparant la colonisation à un «crime contre l'humanité» ont ouvert une brèche. Valérie Pécresse s'y engouffre, peut-être pour faire oublier qu'elle a lâché François Fillon pour Alain Juppé peu avant la primaire.

Valérie Pécresse est montée au créneau afin de soutenir François Fillon. Ce dernier est le seul, selon la présidente de la région Ile-de-France, à avoir la «carrure», le «projet» et l'«équipe». Contrairement à un Emmanuel Macron, que Valérie Pécresse ne juge «pas apte à résister à Trump et Poutine».

«Monsieur Macron n'a pas la solidité nécessaire pour être au second tour de la présidentielle», a ainsi estimé Valérie Pécresse au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, faisant allusion aux propos du candidat d'En Marche sur la colonisation en Algérie, qu'il avait qualifiée de «crime contre l'humanité».

«Il n'a pas la carrure. S'il l'est [président] ce serait tragique pour la France», a estimé la présidente de la région Ile-de-France, relevant par ailleurs la «fragilité qui s'est dévoilée» chez Emmanuel Macron à l'occasion de la polémique.

«Qui a la carrure, le projet et l'équipe pour diriger la France ? Si on regarde tous les candidats, on s'aperçoit que François Fillon a trois atouts maîtres, il a la carrure [...] l'équipe, et le projet», a-t-elle déclaré. Lors de la primaire de la droite et du centre, Valérie Pécresse soutien de longue date de François Fillon, avait changé de bord pour se rallier à Alain Juppé à quelques semaines du premier tour de la primaire de la droit et du centre.

François Fillon, qui l'avait surnommée «Valérie Traîtresse», lui avait, dans un souci d'apaisement, demandé de l'aider dans sa campagne dès décembre 2016. En cas de victoire de François Fillon, Valérie Pécresse serait pressentie pour un poste ministériel.

Lire aussi : En dépit des sondages défavorables, Fillon appelle ses partisans à ne pas se laisser «intimider»

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