François Hollande prône «un réformisme radical», faisant implicitement la leçon à Benoît Hamon

- Avec AFP

François Hollande prône «un réformisme radical», faisant implicitement la leçon à Benoît Hamon Source: Reuters
Le président de la République, François Hollande

Hollande s'est fait le promoteur d'«un réformisme radical» lors d'une remise de décoration au journaliste Jean Daniel, rappelant dans un avertissement à peine voilé à Hamon que «le destin de la gauche est d'accéder au pouvoir et de l'exercer».

Faisant l'éloge de l'édidorialiste et fondateur du Nouvel observateur (aujourd'hui L'Obs), hebdomadaire de référence de la gauche, le président de la République a rappelé la proximité que Jean Daniel entretenait avec l'ex-président socialiste François Mitterrand, en dépit de désaccords.

«Avec François Mitterrand, beaucoup de choses vous séparaient sauf l'essentiel : la conviction que le destin de la gauche est d'accéder au pouvoir et de l'exercer, l'ambition de bâtir une Europe unie et la volonté de voir la France prendre sa place dans le monde. Ces trois principes sont encore essentiels. Et si on oublie l'un d'entre eux, on perd non seulement le pouvoir mais la gauche», a asséné François Hollande à deux mois et demi de la présidentielle. Une leçon à peine voilée au candidat PS Benoît Hamon, tenant d'une gauche radicale.

Devant des invités triés sur le volet, parmi lesquels l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, le chef de l'Etat s'est également plu à souligner que Jean Daniel ne s'était jamais résigné «à voir la gauche condamnée à cette alternative absurde: la trahison ou l'opposition».

«Plus que jamais, vous l'invitez à être fidèle à un programme de réformisme radical. Non pas radical dans le sens où on l'entend dans l'histoire de la gauche française. Non, un réformisme qui irait jusqu'au bout», a-t-il poursuivi dans cet éloge tout en allusions avant d'élever l'éditorialiste à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Mérite.

Jack Lang, Robert Badinter, Hubert Védrine, tous anciens ministres de François Mitterrand, ainsi que l'ex-maire PS de Paris Bertrand Delanoë et la ministre de la Culture Audrey Azoulay, ont assisté à cette cérémonie.

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