Dupont-Aignan soupçonne Macron de conflits d’intérêts et veut qu’il clarifie «ses financements»

Dupont-Aignan soupçonne Macron de conflits d’intérêts et veut qu’il clarifie «ses financements»© Jean-Philippe Ksiazek / AFP
Les financements d'Emmanuel Macron posent question, pour Nicolas Dupont-Aignan

Le candidat de Debout La France a appelé l’ancien ministre de l’Economie à s’expliquer sur ses «liens avec la finance internationale», pointant du doigt de possibles conflits d’intérêts avec son ancien employeur, la banque d’affaires Rothschild.

«J’ai repris toutes les cessions d’entreprises françaises à des groupes étrangers sous Macron et à quatre reprises, la banque Rothschild a opéré les transactions», a déclaré Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio et Public Sénat le 9 février.

Le candidat à l’élection présidentielle a poursuivi en réclamant : «Il faut qu'Emmanuel Macron clarifie ses liens avec la finance internationale. Je lui demande de s'expliquer sur ses financements. Je souhaite qu'il publie la liste de ses donateurs.»

Dans un livre récemment publié, Dans l'enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances, Emmanuel Macron avait été accusé d'avoir utilisé de l'argent public, lorsqu'il était encore ministre, pour lancer sa campagne. Mais le candidat avait nié formellement l'information, assurant qu'elle était «purement et simplement diffamatoire».

Après avoir fait part de ses soupçons concernant d’éventuels conflits d’intérêts dont l’ancien ministre de l’Economie pourrait faire l'objet, Nicolas Dupont-Aignan s’en est pris, dans la même lignée, au candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle, François Fillon : «Quand je vois qu’il a reçu 200 000 euros d’Axa dans sa société de conseil et qu’il nous expliquait que le président d’Axa pouvait être un bon ministre, qu’il ne fallait pas rembourser les petits bobos... Je me dis que c’est un conflit d’intérêt monstrueux.»

Enfin, le président de Debout La France a accusé les sondages, qui le créditent d’un faible score lors du premier tour de l’élection, «de manipuler l’opinion». «Ces sondages sont une honte. Je serai au second tour […] Les sondages, on les emmerde», a-t-il lancé.

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