Aide aux migrants : l'agriculteur Cédric Herrou condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis

- Avec AFP

Aide aux migrants : l'agriculteur Cédric Herrou condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis© Eric Gaillard Source: Reuters
Cédric Herrou lors de son procès

Cédric Herrou, un agriculteur qui était jugé pour avoir fait passer des migrants dans la vallée franco-italienne de la Roya, a été condamné le 10 février à 3 000 euros d'amende avec sursis.

Cédric Herrou a été condamné par la justice française le 10 février à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien, mais a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation de migrants dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale.

Le parquet, qui lui reproche un détournement de la loi de 2012 accordant l'immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire aux migrants, avait requis huit mois de prison avec sursis contre lui, ainsi que la confiscation de son véhicule et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

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Quelques dizaines de personnes s'étaient rassemblées le 10 février malgré la pluie et l'heure matinale devant le palais de justice pour soutenir le Niçois de 37 ans reconverti dans l'agriculture bio à Breil-sur-Roya.

Sur les grilles du tribunal étaient visibles deux affiches suspendues par le collectif d'aide aux migrants Roya Citoyenne, qui regroupe des bénévoles et des militants de cette vallée franco-italienne de l'arrière-pays de Vintimille. Les inscriptions «Eux c'est nous» en référence aux migrants passés par milliers depuis 2015 sur les routes près de chez eux, et «Délit de solidarité» se détachaient en grandes lettres noires sur fond jaune.

«On continuera à agir malgré les menaces de l'Etat et du procureur», avait déclaré dans la matinée du 10 février sur Europe 1, avant le jugement, Cédric Herrou, qui avait évoqué une «action politique» lors de l'audience du 4 janvier.

Assumant les risques encourus, il avait déjà multiplié ces derniers jours les attaques à l'encontre de la préfecture et du département des Alpes-Maritimes, bastion des Républicains, mettant en cause les reconduites illégales de mineurs isolés vers l'Italie, leur prise en charge défaillante par le Conseil général, et dénoncé «un procès politique».

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