La proposition de légalisation de la gauche marseillaise s'attire les foudres de la droite

La proposition de légalisation de la gauche marseillaise s'attire les foudres de la droite
La gauche marseillaise avait publié une tribune afin de demander la régulation de la vente du cannabis : une proposition qui a fait bondir à droite

Sujet récurrent et source de division à gauche, la légalisation du cannabis revient dans le débat politique à l'occasion d'une proposition de certains élus de gauche à Marseille. A droite, les réactions sont unanimes pour condamner le projet.

Après la publication d'une tribune dans le Journal du dimanche le 8 janvier dans laquelle plusieurs personnalités de la cité phocéenne, principalement de gauche, réclamaient une «légalisation contrôlée» du cannabis, plusieurs politiques ont dréagi - de manière hostile pour la plupart.

Dans un communiqué, Valérie Boyer et Philippe Goujon, porte-paroles des Républicains, estiment que «la politique de lutte contre la toxicomanie ne peut reposer que sur l’interdit, associé au sevrage et à la réduction des risques», et non sur une régularisation. Ils notent au passage qu'une telle mesure «mettrait la France en contradiction avec ses engagements internationaux et les avis des académies de Médecine et de Pharmacie» et prônent la fermeté face au «laxisme» de la gauche. Marine Pustorino, adjointe Les Républicains au Maire de Marseille, dénonce ainsi un «enfumage» de la gauche afin d'«échapper à son bilan».

Du côté du Front national, on dénonce une «fuite en avant». L'argumentaire visant à court-circuiter la délinquance liée au trafic de drogue par la légalisation du cannabis est perçu comme l'aveu d'une «impuissance à faire respecter la loi».

Eric Anceau, membre de Debout la France, estime que la légalisation du cannabis signerait la «descente aux Enfers» de Marseille.

A l'approche de l'élection présidentielle, le sujet de la légalisation du cannabis revient dans le débat et divise à gauche. Si Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont à plusieurs reprises affiché leur opposition à cette mesure, Benoit Hamon, en revanche, s'y est dit favorable.

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