Migrants : s'il est élu président, Arnaud Montebourg renégociera les accords du Touquet

- Avec AFP

Migrants : s'il est élu président, Arnaud Montebourg renégociera les accords du Touquet© Capture d'écran Twitter d'Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg visitant le camp de Grande-Synthe

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le PS, a affirmé qu'il renégocierait les accords du Touquet en cas d'élection à la présidence de la République, à l'occasion d'une visite du camp de réfugiés de Grande-Synthe.

Si Arnaud Montebourg est élu président de la République, «la question des accords du Touquet, qui ont maintenant dix ans et qui ont provoqué beaucoup de troubles dans cette région de France, sera sur la table d'une discussion et l'objet d'une renégociation importante», a-t-il déclaré lors de sa visite du camp de Grande-Synthe, dans le nord de la France. 

«Ce sont des accords bilatéraux qui relèvent de nos deux pays et il est normal que cette question soit remise sur la table. Je renégocierai les accords du Touquet. Il n'est pas normal que nous accueillions des réfugiés alors que la Grande-Bretagne a signé les accords de Genève et a la responsabilité, elle aussi, d'accueillir», a déclaré l'ancien ministre qui a visité pendant plus d'une heure ce camp humanitaire avec le directeur de cabinet du maire de Grande-Synthe, Olivier Caremelle et le directeur du camp Hervé Desvergne, de l'association gestionnaire Afeji.

Selon un dernier recensement, 1 090 personnes vivent dans ce camp.

Arnaud Montebourg a jugé qu'il n'était «pas acceptable» que l'Angleterre fasse faire son  travail par la France. 

Les accords du Touquet, c'est «accueil contre finances britanniques puisque les Britanniques nous versent des sommes d'argent pour assumer et entretenir ces camps, [donc] je trouve cet accord déséquilibré et il ne met pas la Grande-Bretagne en situation d'assumer ses engagements internationaux», a insisté le candidat à la primaire socialiste. 

Les accords du Touquet, conclus en février 2003 entre Londres et Paris, signés par Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre de l'Intérieur, ont déplacé côté français le contrôle de la frontière britannique, expliquant ainsi l'accumulation de migrants espérant rejoindre illégalement le Royaume-Uni dans le nord de la France. 

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