«Sarko est mort» : 10 phrases assassines et autres civilités entre candidats à la primaire de droite

«Sarko est mort» : 10 phrases assassines et autres civilités entre candidats à la primaire de droite© Jeff Pachoud / Ian Langsdon / Lionel Bonaventure Source: AFP
Tout au long de la campagne pour les primaires de la droite et du centre, François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont distinguer par leurs petites piques. Et ils n'étaient pas les seuls

Tous les coups sont permis. Alors que certains déplorent le niveau des débats à l'approche de la fin de la primaire de la droite, RT France revient sur les attaques les plus acerbes envoyées par les candidats à leurs rivaux ces dernières semaines.

«Sarko est mort, il ne se relèvera pas»

Quand François Fillon se lâche, il ne le fait pas à moitié. Le journal Le Canard Enchaîné, cité par le magasine Closer révèle en effet le 23 novembre que le vainqueur de la primaire de la droite et du centre se serait réjoui de la gifle prise par Nicolas Sarkozy, éliminé d’entrée de jeu : «Sarko est mort, il ne se relèvera pas […] Qu'il se présente en victime ou en martyr, il ne pourra pas se présenter en 2017. Car c'est tout un système qui est mis en cause.» Une pique d’autant plus violente qu’elle provient de celui qui fut jadis le Premier ministre de l’ancien président de la République. Pour autant, Fillon avait déjà fait vent de ses nombreux désaccords avec Nicolas Sarkozy durant l'exercice de ses fonctions. En septembre sur BFMTV, il avait assuré avoir parfois «serré les dents» quant à certaines décisions de l'ex-chef de l'Etat.

Juppé ? Il verse «dans la caricature la plus absurde»

Lorsque 215 parlementaires se liguent contre vous, cela peut faire mal. C’est peut-être ce qu’a ressenti Alain Juppé, qui a fait l’objet d’une récente tribune au vitriol dans Le Figaro, dans laquelle il est accusé de représenter «la droite la plus bête du monde» et de «verser dans la caricature la plus absurde» du programme de son opposant, François Fillon.

«Tu es devenu méchant et menteur»

Décidément pas en reste dans les médias ces derniers jours, Alain Juppé a également été pris à partie par l’ancien ministre Bernard Debré, qui a publié un texte incendiaire à son égard sur le web. «As-tu perdu la tête ? [...] Si tu avais été digne, tu aurais abandonné la compétition, l’écart entre ton score [28,5%] et celui de François Fillon [44,1%] étant sans appel […] Tu es agressif, utilisant des arguments falsifiés, mensongers […] Tu es devenu méchant et menteur.»

Fillon : «rétrograde», «tourné vers le passé» et soutenu par l’extrême droite «réactionnaire»

S’il a été pris pour cible ces derniers temps, c’est que le maire de Bordeaux sait lui aussi dégainer. En témoignent ses attaques frontales contre François Fillon qu’il a défini lors d’un meeting à Paris comme «extrêmement traditionaliste pour ne pas dire un petit peu rétrograde sur le rôle des femmes, sur la famille, sur le mariage». Quelques jours auparavant, il déclarait dans le journal 20 Minutes que son rival avait «des positions tournées vers le passé», l’accusant d’être soutenu par un mouvement d’extrême droite «réactionnaire». 

Juppé tombé bien «bas», selon Fillon

François Fillon n’a pas été imperméable aux critiques de son rival, qui l’avait accusé d’entretenir un discours «flou» sur la question de l’avortement. Des propos que le favori du second tour de la primaire a jugés malhonnêtes, déclarant par média interposé : «Jamais je n'aurais pu penser que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas […] Que la campagne reprenne sa dignité et qu'on cesse les polémiques qui sont inqualifiables et qui, franchement, abaissent le niveau.»

«Pour réformer, il ne suffit pas de bomber le torse pendant la campagne»

Toujours dans l’ambiance amicale de l’entre-deux tours, Alain Juppé, accusé d’être mou par son adversaire n’a pas hésité à l’épingler en revenant, lors du journal télévisé de France 2 du 21 novembre, sur son expérience en tant que Premier ministre sous Nicolas Sarkozy : «Pour réformer, il ne suffit pas de bomber le torse pendant la campagne, il faut aussi ne pas trembler une fois arrivé au pouvoir.»

«Valérie Traitresse»

Le même jour, le journal Le Point révèlait que l’ancienne ministre sarkozyste Valérie Pécresse aurait hérité d’un sobriquet peu flatteur concocté en off par François Fillon : «Valérie Traitresse». En cause, la femme politique a rallié la candidature d’Alain Juppé après avoir longtemps appartenu au camp des Fillonnistes. Et pourtant, officiellement, l’ancien Premier ministre tient un discours un poil plus modéré : «Ce n’est jamais agréable de voir quelqu’un que vous avez soutenu changer de camp […] En même temps, c’est la vie politique.»

«Pour Sarkozy, on est tous des cons !»

Fillon et Juppé n’ayant pas le monopole du clash, l’ancien président de l’UMP Jean-François Copé a violemment taclé l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. «C’est un menteur structurel : il ment tout le temps […] L’histoire des frites et du jambon, c’est insupportable, indigne ! Pour lui, on est tous des cons. Il sous-estime ses concurrents, c’est ce qu’il a toujours fait», a-t-il lancé il y a quelques jours, comme le révèle l’hebdomadaire Marianne.

Le candidat au premier tour de la primaire, qui s’est distingué par un score d'exception de 0,3% des voix, revenait sur des propos tenus par Nicolas Sarkozy le 7 novembre : «Si dans sa famille, on ne mange pas de porc, le jour où à la cantine, il y a des frites et une tranche de jambon, le petit qui ne prend pas de tranche de jambon, il prendra une double ration de frites. C'est la République, la même règle et le même menu pour tout le monde.»

Les frites ? «Un menu aussi déséquilibré que le programme de Sarkozy»

La candidate au premier tour Nathalie Kosciusko-Morizet a développé un avis similaire sur la polémique de la cantine sarkozyste : «La double ration de frites, un menu aussi déséquilibré que le programme de Sarkozy», a-t-elle lancé le 15 novembre, sur le plateau de RMC.

Les deux candidats n’en étaient pas à leur premier clash puisqu’un échange tendu avait déjà eu lieu lors du second débat télévisé du 3 novembre. Alors que Laurence Ferrari demandait à Nicolas Sarkozy s’il se voyait gouverner à nouveau avec son ancienne ministre de l’Ecologie, il s’était empressé de répondre par l’affirmative. Mais NKM n’était pas de cet avis : «Moi non», avait-elle rétorqué.

«Commence déjà par être élu…»

Dans le même débat, Nicolas Sarkozy avait envoyé une petite pique à son rival d’alors Bruno Le Maire, qui l’avait attaqué sur son retour en politique en déclarant : «Certains sur ce plateau avaient fait aussi la promesse de ne jamais se représenter s'ils étaient battus. Donc s'ils avaient tenu leurs promesses, on serait peut-être moins nombreux sur ce plateau.» Ce à quoi l’ancien chef de l’Etat avait rétorqué : «Commence déjà par être élu, tu verras que c'est très difficile.»

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