Interpellations à Strasbourg et Marseille : les sept suspects étaient déterminés à faire un carnage

Interpellations à Strasbourg et Marseille : les sept suspects étaient déterminés à faire un carnage Source: Reuters

L'un des sept terroristes présumés interpellés samedi 19 novembre a nommé, lors de sa garde à vue, plusieurs cibles auxquelles le commando comptait s’attaquer. Selon ses dires, Marseille, ainsi que d'autres endroits sensibles étaient visés.

Les enquêteurs œuvrent toujours pour tenter de déterminer le ou les endroits ciblés par ce réseau terroriste, possiblement téléguidé depuis la Syrie, mais certains éléments auraient déjà filtrés : selon une information de RMC divulguée par BFMTV, le meneur du groupe, âgé de 21 ans, tentait de convaincre un Marseillais de 23 ans, récemment converti à l'Islam d'«ouvrir le feu sur la foule à Marseille et ensuite d'utiliser une ceinture explosive».

Selon une autre information révélée cette fois par iTELE, le commando interpellé aurait eu plusieurs cibles en tête, et comptait notamment s’attaquer à un haut lieu de la police. 

De nationalités française, marocaine et afghane, les sept suspects avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 novembre à Strasbourg et Marseille. Ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste» et «consultation habituelle de sites djihadistes», ce qui a permis, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, «de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date sur notre sol». 

Les gardes à vue ont été prolongées, mais le 22 novembre au soir, deux des suspects ont été libérés. Selon iTélé, les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont en effet acquis la certitude d’avoir neutralisé une cellule dormante se préparant à perpétrer des actions violentes imminentes sur le territoire français. 

Un réseau téléguidé depuis la Syrie ?

Ce réseau de suspects semblerait au premier abord plus structuré que ceux qui ont perpétrés les derniers attentats ou projets d'attaques visant la France. La cellule était cloisonnée : certains membres n'ont jamais été en contact, uniquement reliés entre eux par un donneur d'ordre établi en Syrie, selon une source proche de l'enquête.

Inconnus des services de renseignement, les hommes étaient lourdement armés. Deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur ainsi que de la propagande djihadiste et les plans d'un parc d'attractions ont été trouvés lors des perquisitions. 

Ces arrestations interviennent alors que la menace terroriste n'a jamais été aussi élevée en France, frappée depuis près de deux ans par une vague sans précédent d'attaques terroristes. Selon Bernard Cazeneuve, dix-sept attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, contre sept en 2015.

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