Menus de substitution : le jambon de François Baroin reste sur l'estomac des internautes

Menus de substitution : le jambon de François Baroin reste sur l'estomac des internautes
François Baroin et Nicolas Sarkozy en meeting, le 9 octobre 2016, photo ©Philippe Wojazer/Pool/AFP

Les solutions aux problèmes religieux sont parfois plus simples qu'on ne le croit. François Baroin a ainsi apporté sa contribution à la polémique des menus de substitution dans les cantines : il suffit de ne pas aller à l'école les jours jambon.

Pour François Baroin, point n'est besoin de proposer des menus sans porc aux élèves de confession juive ou musulmane. Afin de ne pas toucher à la neutralité laïque de l'école républicaine, il y a plus simple. Plus simple même que de proposer une double ration de frites comme le proposait Nicolas Sarkozy, quitte à priver les écoliers d'un repas équilibré en protéines (la patate contient surtout des glucides lents) :

«S’il y a du jambon, vous prévenez la famille un mois, un mois et demi avant. Moi, c’est ce que je fais à Troyes. Et si la personne n’est pas contente ou ne le souhaite pas au regard de sa pratique, ce qui est éminemment respectable, dans ce cas-là, pendant un jour, il retire son enfant.»

Après son ralliement à Nicolas Sarkozy, François Baroin, plutôt chiraquien jusque-là, s'essaie ainsi aux accents très droitiers de l'ancien président, lequel ne manque pas une occasion de faire une petite phrase choc. Aussi, après les frites de Sarkozy, la sortie de François Baroin donne selon certains internautes une ambiance de cantine scolaire à la campagne de la primaire de la droite et du centre.

D'autres utilisateurs sont allés exhumer des photos embarrassantes pour le sénateur-maire de Troyes (dans l'Aube), lui trouvant une ressemblance avec Harry Potter.

Nombreux sont ceux qui rapprochent également cette petite phrase de celles des autres candidats, et, notamment, de l'affaire dite des «pains au chocolat» de Jean-François Coppé. Avec l'idée sous-jacente que le niveau du débat baisse.

Plus concrètement, d'autres pointent l'impossibilité matérielle pour les parents de prendre leurs dispositions – sans compter que l'absence scolaire doit être dûment motivée en France.

La position très droitière du sénateur-maire de Troyes a de quoi surprendre ceux qui le connaissaient plus modéré sur les questions identitaires et les thèmes de campagne de Nicolas Sarkozy. La promesse de Nicolas Sarkozy d'en faire son Premier ministre dans l'hypothèse où il serait élu président en 2017 pourrait peut-être expliquer l'énergie de François Baroin à porter un discours qui n'était pas le sien.

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