Fermeture de la «jungle» de Calais : une intersyndicale exclue toute participation des enseignants

Fermeture de la «jungle» de Calais : une intersyndicale exclue toute participation des enseignants
Photographie du camp de réfugiés de Calais.

Sollicités en tant qu'interprètes, les enseignants de l'intersyndicale refusent d'être «instrumentalisés» alors que la justice a autorisé le démantèlement du camp. Enseignants comme ONG s’inquiètent des conséquences de la fermeture de la «jungle».

Les syndicats d'enseignants ont réagi à une demande de la police formulée en direction des chefs d’établissement. Les organisations syndicales indiquent que le commissaire de police de Calais souhaiterait solliciter des enseignants de langue vivante en tant que traducteurs lors du démantèlement de la «jungle» de Calais. dénonce un «procédé vil et méprisable»

L'intersyndicale CGT Educ'action/CNT/FSU/SNFOLC/Sundep Solidaires a dénoncé un «procédé vil et méprisable» qui transformeraient les enseignants en «auxiliaires d'une politique électoraliste et sécuritaire.» 

Selon le communiqué publié le mardi 18 octobre et relayé sur Twitter, les syndicats d'enseignants membres de l'intersyndicale refusent que les enseignants soient «instrumentalisés» par la police et le gouvernement. 

Les organisations syndicales ont affirmé une opposition catégorique de principe au démantèlement du camp de migrants de Calais. L'intersyndicale s'oppose aussi à ce que les enseignants soient rendus «complices de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrants».  

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le démantèlement du camp de migrants à proximité de la ville portuaire du nord de la France est «maintenant une question de jours». 

Le patron de la place Beauvau s'est exprimé le mardi 18 octobre après le rejet par la justice administrative du recours formé par 11 associations qui contestaient les modalités du démantèlement de la «jungle» de Calais.

Les ONG s'inquiètent des répercussions humanitaires du démantèlement du camp de migrants. Selon le journal britannique The Guardian, un millier d'enfants pourraient se retrouver à la rue. D'après l'ONG humanitaire «Care4Calais», 129 enfants auraient déja disparu à l'issu du démantèlement de certaines parties du camp, plus tôt dans l'année. 

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