Attentat à Corte en 2012 : les trois jeunes corses condamnés à des peines de 5 à 8 ans de prison

La sous-préfecture de Corte, le 2 avril 2012. Photo ©Pascal Pochard Casabianca/AFP
La sous-préfecture de Corte, le 2 avril 2012. Photo ©Pascal Pochard Casabianca/AFP

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné trois nationalistes corses à des peines de cinq à huit ans de prison pour un attentat commis au moyen d'une voiture bélier en avril 2012 contre la sous-préfecture de Corte, en Haute-Corse.

Trois jeunes nationalistes corses ont été condamnés ce jeudi 6 octobre à des peines de prison allant jusqu'à huit ans, pour l'attaque de la sous-préfecture corse de Corte, le 1er avril 2012. La grille du bâtiment public avait été défoncée à l'aide d'une voiture incendiée. Une bombe, qui n'avait pas explosé avait également été retrouvée.

L'un des trois accusés, Joseph-Marie Verdi, a été condamné alors qu'il est toujours en fuite, tandis qu'un autre, Stéphane Tomasini comparaissait libre. Mais la peine la plus lourde a été prononcée à l'encontre de Nicolas Battini. Ce dernier avait annoncé dès le début du procès : «J'accepte de comparaître devant vous en tant que prisonnier politique», avant d'ajouter : «Je paierai le prix de mon engagement sans aucun regret.» A l'annonce du verdict, le nationaliste de 23 ans s'est écrié : «Vive la patrie [corse] et vive le peuple !» 

Affrontements à Bastia en marge du procès

Après le réquisitoire de l'avocat général, des incidents ont éclaté à Bastia. Quatre policiers ont été blessés lors d'affrontements avec plusieurs dizaines de nationalistes corses et des individus ont lancé des cocktails Molotov et incendié des conteneurs à ordures.

Des violences que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a condamnées «avec la plus grande fermeté».

Lire aussi : Bastia : quatre policiers blessés lors d'un rassemblement en soutien à trois nationalistes (VIDEO)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales