200 policiers et 250 manifestants : le bar identitaire «La Citadelle» ouvre ses portes à Lille

© Capture d'écran Twitter - Jonathan RT France

Alors que «La Citadelle», le nouveau bar lillois du mouvement anti-immigration Génération identitaire a ouvert ses portes, des manifestants bien encadrés par la police ont protesté contre l'inauguration d'un local qu'ils qualifient de «fasciste».

Comme prévu, le 24 septembre à Lille, le café privé du groupe européen anti-immigration Génération identitaire a ouvert ses portes, malgré l’importante polémique qui l’entoure.

Plusieurs dizaines de sympathisants sont venus découvrir le nouvel établissement dès le début de l’après-midi.

200 policiers et un hélicoptère

Alors que plusieurs activistes «antifascistes» avaient indiqué qu'ils protesteraient contre l'ouverture de «La Citadelle», malgré l'interdiction de manifester prononcée par la police, les forces de l'ordre ont pris leurs dispositions pour éviter les affrontements.

Un important dispositif a en effet été déployé et la circulation aux alentours de l'établissement controversé a été coupée.

A plusieurs kilomètres de là, place de la République, quelque 250 personnes se sont rassemblées vers 17h pour protester contre l'ouverture de «La Citadelle», à l'appel du collectif Action Antifasciste NP2C.

Alors que la manifestation avait initialement été interdite, les forces de l'ordre ont été déployées au nombre de 200, de source policière, pour encadrer le cortège.

Le correspondant de RT France a même pu constater la présence d'un hélicoptère.

Après avoir déployé des banderoles «Pas de fachos dans nos quartiers» et scandé des slogans tels que «Tout le monde déteste la Citadelle» ou «Lille debout ! Soulève toi !», les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans qu’aucun incident ne soit à déplorer.

«Que veulent-ils ? Que la situation termine en guerre civile ?»

Les riverains rencontrés par notre reporter se sont montrés partagés quant à l'ouverture du bar controversé.

A quelques mètres de celui-ci, l'un n'a pas caché sa vive opposition à «La Citadelle» : «C'est scandaleux ! Que veulent-ils ? Que la situation s'aggrave et termine en guerre civile ?»

Un autre, qui a confié ne pas partager les idées identitaires, a indiqué que l'ouverture du café ne le dérangeait pas, tant qu'elle ne provoquait pas d'incidents. «Il faut de tout pour faire un monde», a-t-il conclu.

Le gérant se dit serein

Interrogé par RT France, le gérant de l'établissement, Aurélien Verhassel, s'est montré particulièrement serein quant à l'avenir.

«Nous avons réalisé 300 adhésions. Cela dépasse, et de loin, nos attentes», indique-t-il, se félicitant par ailleurs que «les casseurs n’ont pas pu commettre leurs méfaits».

Reconnaissant que les manifestants ont «le droit» d’exprimer leur mécontentement, Aurélien Verhassel conclut : «Ce que nous leur demandons, c’est de comprendre aussi que nous sommes dans un Etat de droit et que nous avons le droit, nous aussi, d’ouvrir une maison de l’identité.»

A la base de «La Citadelle», le groupe Génération identitaire se présente comme une organisation qui défend l’identité et la culture européenne face à «la racaille» et «au raz-de-marée de l’immigration massive».

Une pétition publiée sur le site Change.org, réclamant l'interdiction de l’ouverture du local, a recueilli plus de 60 000 signatures.

Lire aussi : Lille : un groupe d’antifascistes veut tagguer un bar identitaire et… se trompe de bâtiment

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