Vincent Cassel en burqa dans un court métrage : coup de com' ou prise de position ? (VIDEO)

© Capture d'écran Dailymotion

Dans un film court, l'acteur incarne un homme d'une quarantaine d'années qui s'ennuie à mourir dans sa vie. Pour mettre du piment dans son existence, il décide alors de mettre une burqa la nuit pour rendre les policiers fous.

«Tous les soirs je les rendais complètement fous avec ma burqa. J'apparaissais je disparaissais, comme la dame blanche, mais en noir», déclare le personnage de Vincent Cassel dans Violence en réunion, un court métrage de Karim Boukercha dans lequel il tient le rôle principal. 

Coincé entre son travail dans une usine d'élastique et sa mère malade avec qui il vit en banlieue, le personnage, nostalgique d'un passé où il était plus rebelle et où il avait frappé un policier, décide alors de défier à nouveau les autorités, en se couvrant la nuit d'une burqa, tel un super héros qui disparaît le jour mais apparaît la nuit tombée. 

Si le film fait penser à La Haine, premier film de Vincent Cassel, il rappelle aussi Burka Avenger, une série d'animation télévisée pakistanaise créée par Aaron Haroon Rashid et diffusée en 2013 qui raconte les aventures d'une jeune femme, super héros justicier vêtue d'une burqa.

Car si Violence en réunion peut sembler d’actualité, débat sur le burkini oblige, il ne date pas d’hier : il avait été écrit avec les émeutes de 2013 de Trappes en tête. Si ce film avait fait le tour des festivals, notamment la Mostra de Venise en 2015, il est apparu sur Internet le 5 septembre dernier grâce à «Clique»le magazine de culture populaire de Canal+.

Polémique

L'animateur Mouloud Achour, dans la première édition de son «Gros Journal», a discuté du court métrage avec l’acteur français, et en a profité pour le mettre en ligne.

Au cours de cette interview, Vincent Cassel a donné son point de vue sur le débat concernant la burqa et le burkini, et a confié qu'il ne comprenait pas l'ampleur de la polémique. «J'ai l'impression que l'on se fait enfumer avec cette histoire. On nous met ça comme si c'était le truc le plus important du moment. Finalement, ce n'est pas le vrai problème. Une combinaison de surf, un burkini, tant que le visage est libre et qu'on reconnait les gens et qu'il y a moyen de communiquer, je ne vois pas en quoi cela gêne réellement.»

Des propos qui n'ont pas du tout plu à Nadine Morano, qui a tweeté : «Le GROS Journal ? GROSSE propagande pro-Burkini et anti-France. Ça mérite un GROS zapping.»

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