Trois avocats se proposent de défendre les Marocains impliqués dans la rixe de Sisco

Le lieu où ont été brûlées des voitures, près de Sisco.© PASCAL POCHARD-CASABIANCA Source: AFP
Le lieu où ont été brûlées des voitures, près de Sisco.

Initialement défendus pas des avocats commis d'office, les ressortissants marocains mêlés aux violences entre familles d'origine magrébine et Corses du 13 août bénéficieront de l'aide de trois avocats, dont un Franco-marocain.

Maîtres Ouadie Elhamamouchi et David Maheu, du barreau de Seine-Saint-Denis, ainsi que Marilyne Kopilow du barreau de Paris, se sont déclarés prêts à défendre les frères Benhaddou, impliqués dans les fameux heurts de Sisco de mi-août, a fait savoir le site marocain Yabiladi.com, lundi 22 août. Une demande que la famille marocaine, qui devait jusqu'à présent compter sur l'aide d'avocats commis d'office, a aussitôt été acceptée.

Depuis que l'affaire a éclaté et a été abondamment médiatisée en France, la famille se dit bouleversée : «les enfants ne dorment pas. Tout le monde ici est traumatisé. On ne pouvait pas s’attendre à une telle chose. C’est terrible», a confié au média marocain une source proche de la famille.

Les membres de la famille maghrébine à l'origine des incidents, selon le procureur

Le 13 août, des violences intercommunautaires avaient éclaté sur une plage de la commune de Sisco, en Haute-Corse, faisant cinq blessés.

Selon les témoignages rapportés par la presse, des Maghrébins se seraient munis de hachettes durant l'incident. Des Corses auraient également brûlé des véhicules appartenant à des familles d'origine maghrébine, en représailles de la crevaison de leurs pneus.

Si, dans un premier temps, la présence d'un burkini avait été avancée pour expliquer l'origine de la rixe, cette thèse a été démentie par le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, jeudi 18 août. Le magistrat a évoqué plutôt «une logique de caïdat», et a assuré que la responsabilité des violences «incomb[ait] à l'évidence à des membres de la famille» maghrébine.

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