Inquiété pour un projet d’attentat, l’islamiste Farouk Ben Abbes indemnisé de 6 000 euros par l’Etat

© Pascal Guyot

En raison d'un non-lieu, l’Etat français a été contraint de verser plusieurs milliers d’euros de dédommagement à l’islamiste belgo-tunisien qui avait été mis en examen, en 2010, pour un projet soupçonné d’attentat contre le Bataclan.

Agé de 31 ans, Farouk Ben Abbes a été indemnisé de 6 000 euros en raison d’une détention jugée injustifiée de près de trois mois entre 2010 et 2011. Il était alors mis en examen dans une enquête portant sur un projet d’attentat contre le Bataclan, sur la base de renseignements des services secrets égyptiens.

Faute de preuves, l’affaire avait finalement débouché sur un non-lieu trois ans plus tard.

En 2014, la cour d’appel de Paris avait condamné le ministère de la Justice à verser 20 000 euros de préjudice moral et matériel à l’islamiste pour sa détention. Un recours avait alors été déposé par le ministère et le tribunal, ne retenant que le préjudice moral, avait revu l’indemnité à la baisse.

Jamais condamné, Farouk Ben Abbes entretient de nombreuses relations avec des djihadistes reconnus comme Fabien Clain, qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris. Son nom est également cité dans l’enquête sur l’attentat du Caire en 2009, dans lequel une jeune Française avait perdu la vie. Mais l’homme de nationalité belgo-tunisienne nie cette accusation.

Dans le cadre de l’état d’urgence, il est actuellement assigné à résidence à Toulouse en raison de sa dangerosité supposée.

En juin, il avait été transféré temporairement dans la ville de Brienne-le-Château, dans l’Aube, décision contre laquelle le maire Nicolas Dhuicq avait vivement protesté.

«Susceptible, à tout moment, de fomenter, commettre ou apporter un soutien logistique à une action terroriste en France» selon le ministère de l’Intérieur, il avait été écarté de la ville de Toulouse durant la durée de l’Euro de football et du Tour de France.

Lire aussi : Islamiste assigné à résidence à Brienne-le-Château : le maire dénonce une politique du fait accompli

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