Attentat de Nice : le dispositif de sécurité «n'était pas sous-dimensionné» pour l'IGPN

Des policiers deux jours après l'attentat de Nice sur la Promenade des Anglais © Eric Gaillard Source: Reuters
Des policiers deux jours après l'attentat de Nice sur la Promenade des Anglais

L'Inspection générale de la Police nationale a remis à Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur, le rapport qu'il lui avait commandé concernant l'évaluation du dispositif de sécurité mis en place à Nice dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016.

Une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) montre que le dispositif de sécurité déployé sur la Promenade des Anglais à Nice le soir de l'attentat du 14-juillet «n'était pas sous-dimensionné», a affirmé le 27 juillet la responsable de la «police de polices».

L'IGPN a confirmé le nombre de policiers nationaux déployés sur le dispositif, soit 64. «L'IGPN peut sans problème certifier les effectifs et le fait qu'ils étaient sur la Prom' Party» a déclaré le rapporteur.

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«Pour ne pas empiéter sur l'enquête judiciaire nous n'avons pas voulu travailler sur les vidéos et les ondes radios» a néanmoins indiqué Marie-France Moneger-Guyomarc'h.

«Le niveau de la menace était considéré par tout le monde comme un niveau classique» a affirmé le rapporteur. «Le dispositif mis en place visait spécifiquement plutôt un ou plusieurs individus avec des armes et des explosifs», et non des attaques de type véhicule bélier.

Le président Les Républicains (LR) de la région Paca et ancien maire de Nice, Christian Estrosi, affirmait depuis le lendemain de l'attaque au camion que les effectifs de police déployés à Nice le soir du 14 juillet, durant lequel un attentat a fait 84 morts et de nombreux blessés, étaient insuffisants. L'ex-ministre de Nicolas Sarkozy assurait que, ce soir-là, on «était très loin du chiffre [...] de 64 policiers» nationaux, 42 policiers municipaux et 20 militaires de la mission Sentinelle annoncé par le gouvernement deux jours après le massacre.

Le ministre de l'Intérieur avait alors sollicité l'IGPN afin de faire la lumière sur cette affaire. Néanmoins, Bernard Cazeneuve a rappelé que ce rapport administratif, strictement limité à son objet, ne se substitue ni ne préjuge en rien des conclusions des procédures et enquêtes judiciaires en cours.

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