La veille de l'attentat de Nice, Christian Estrosi avait réclamé un «plan d'urgence de sécurité»

© Eric Gaillard Source: Reuters

Un jour avant l’attaque terroriste de Nice, le président du Conseil régional de PACA Christian Estrosi avait écrit à François Hollande pour réclamer «un grand plan d'urgence pour protéger les policiers et leur donner les moyens d'agir».

Dans son courrier, obtenu puis relayé par Le Figaro et disponible ci-dessous, Christian Estrosi invite le président de la République à «remplacer le temps des hommages par le temps de l'action».

Par ailleurs, selon lui, «le manque de matériel doit enfin être solutionné, afin que chaque policier puisse par exemple avoir son propre gilet pare-balles», peut-on lire dans son courrier.

Il déplore également que l'Etat, dans sa ville et durant l'Euro 2016, n'ait «pas souhaité répondre à (sa) proposition relative à l'expérimentation de la reconnaissance faciale et réclame une protection renforcée des agents, qui devraient notamment bénéficier de l'anonymat dans les procédures où ils se trouvent exposés à titre personnel».

Christian Estrosi est également préoccupé par l’Etat de la police municipale qui selon lui, devrait être armée, pouvoir procéder à des contrôles d’identité et avoir accès aux immatriculations et des permis, au même titre que la police nationale puisque ses agents sont confrontés aux mêmes risques sur le terrain, et notamment aux risques terroristes.

Au lendemain de l'écriture de ce courrier à l'attention de François Hollande, un camion fonçait dans la foule venue assister au feu d'artifice du 14 juillet, faisant au moins 84 morts.

Lire aussi : Plusieurs dizaines de morts dans un attentat à Nice pendant le feu d'artifice du 14 juillet

 

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