Nice: des centaines de témoins déjà entendus, plusieurs évoquent la religiosité du tueur

Source: Reuters

Alors que la Fête nationale battait son plein à Nice, un camion blanc a foncé dans la foule, faisant de nombreux morts. Qualifié d'attentat par les autorités, l'incident a entraîné une prolongation de l'état d'urgence pour trois mois supplémentaires.

  • L'ex-épouse du tueur de Nice Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a été libérée dimanche après 48 heures de garde à vue, selon une source judiciaire.

    La femme était interrogée depuis vendredi matin. Six autres personnes, cinq hommes et une femme, sont toujours en garde à vue dimanche.

  • Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait repéré les lieux avec le poids lourd les 12 et 13 juillet, selon une source citée par l'AFP.

    La même source affirme que plusieurs témoins, déjà entendus par le parquet, ont évoqué la religiosité du tueur.

  • La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé samedi les "carences gravissimes de l'Etat dans sa mission première, la protection de nos compatriotes", après l'attentat meurtrier de Nice.

    "Dans n'importe quel pays du monde, un ministre au bilan aussi épouvantable que Bernard Cazeneuve, 250 morts en 18 mois, aurait démissionné", a aussi affirmé au sujet du ministre de l'Intérieur Mme Le Pen lors d'une conférence de presse au siège du parti d'extrême droite, à Nanterre.

  • Selon Rabeb Bouhlel, la soeur de l'assaillant, ce dernier  «a eu des problèmes psychologiques depuis longtemps [...] et des documents de police nous ont été donnés montrant qu'il avait été voir des psychologues depuis plusieurs années».

  • «Il semble» que l'auteur de l'attentat de Nice se soit «radicalisé très rapidement», a déclaré samedi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'issue du conseil exceptionnel de sécurité et de défense à L'Elysée, évoquant «un attentat d'un type nouveau» qui «montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste».

    A la sortie d'une réunion à l'Elysée, il a souligné le fait que le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel «n'était pas connu des services de renseignement car il ne s'était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l'idéologie islamiste radicale».

    Le ministre de l'Intérieur a constaté que, désormais, «des individus sensibles au message de Daesh  s'engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés».

    «La modalité de la commission de son crime odieux est elle-même nouvelle, puisqu'il n'y a eu l'utilisation ni d'arme lourde ni d'explosif et, par conséquent, le traumatisme occasionné par la manière dont ce crime extrêmement violent a été commis choque profondément les Français. Et, en même temps, nous montre l'extrême difficulté de la lutte antiterroriste», a-t-il poursuivi.

  • Le camion de 19 tonnes «a forcé le passage en montant sur le trottoir et de façon très violente», a indiqué samedi la préfecture des Alpes-Maritimes.

    «Le dispositif de sécurité était complété par l’engagement de 20 militaires, soit 5 patrouilles, dans le cadre de la mission Sentinelle», a poursuivi la préfecture notant que «Nice est l’une des villes de France les mieux couvertes par le dispositif Sentinelle».

    Anthony Borré, directeur de cabinet du président de la région Paca Christian Estrosi a par ailleurs indiqué : «il s'est passé 45 secondes entre le moment où il [le terroriste présumé] a pénétré dans la zone interdite et le moment où il a été abattu».

    Pour arrêter ce camion de 19 tonnes «lancé à 90 km/heure, il aurait fallu un mur de béton. Or il fallait laisser passer les secours», a-t-il dit.

    Plus tôt, le journal d'information de la chaîne M6 avait indiqué que le terroriste s'était introduit sur la promenade des anglais en prétendant livrer des glaces.

  • Seize corps demeuraient «encore non identifiés» après la tuerie perpétrée le 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice, a précisé samedi devant la presse une porte-parole d'un hôpital niçois.

    Stéphanie Simpson, porte-parole de la Fondation Lenval, l'hôpital des enfants de Nice qui a accueilli trente enfants le soir du drame, a par ailleurs indiqué que «cinq enfants se trouvent encore dans un état critique, un enfant est stabilisé, et trois sont sous respiration artificielle». En outre, un enfant hospitalisé de 8 ans, vraisemblablement étranger, est en cours d'identification.

  • Le groupe terroriste Daesh (Etat islamique) a revendiqué l'attentat de Nice, selon un communiqué diffusé par son agence de presse Amaq.

    «L'auteur de l'opération (...) menée à Nice en France est un soldat de l'Etat islamique. Il a exécuté l'opération en réponse aux appels lancés pour prendre pour cible les ressortissants des pays de la coalition qui combat l'EI», affirme Amaq citant une «source de sécurité».

  • Un Conseil restreint de sécurité et de défense présidé par François Hollande a débuté le samedi 16 juillet à 9h à l'Elysée, deux jours après l'attentat meurtrier à Nice.

  • Quatre hommes, membres de l'entourage du Tunisien qui a tué 84 personnes jeudi à Nice avec son camion, ont été interpellés les 15 et 16 juillet et placés en garde à vue, a indiqué l'AFP, citant une source judiciaire.

    L'ex-épouse de l'assaillant était elle, toujours en garde à vue samedi 16 juillet au matin. Parmi les quatre hommes placés à leur tour en garde à vue, dont l'identité n'a pas été précisée par la source judiciaire, un a été interpellé vendredi 15 juillet et les trois autres samedi 16 juillet au matin.

Selon un journaliste du site d'information Nice Matin, aux alentours de 22h30, alors que les célébrations de la Fête nationale battaient leur plein et que le feu d'artifice venait de s'achever, un camion a foncé dans la foule sur la Promenade des Anglais.

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT CHOQUER

La chaîne d'information BFMTV parle de «plusieurs morts», sans préciser d'où elle tient l'information. Présent sur place, le journaliste allemand Richard Gutjahr a lui indiqué, sur Twitter, qu'il avait décompté une douzaine de corps recouverts de couvertures et de nombreux blessés.

Alors que des photos de corps ont circulé sur les réseaux sociaux, le journaliste de Nice Matin, qui était présent sur les lieux au moment de l'incident a livré son témoignage : «Les gens courent, c'est la panique [...] Il a foncé sur tout le monde [...] Il y a du monde en sang, sans doute plein de blessés.»

Des coups de feu ont été tirés par la police vers le ou les occupants du camion, qui est criblé d'impacts de balles. L'un des occupants aurait été neutralisé.

La préfecture des Alpes-Maritime a parlé d'un «attentat» et demandé aux habitants de la ville de rester chez eux.

La scène a provoqué un large mouvement de panique dans les rues de Nice.

Selon un journaliste indépendant, plusieurs routes ont été bloquées par les autorités. Un important dispositif de sécurité a été mis en place dans la ville.

L'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, a parlé de dizaines de morts, même si le chiffre n'est pour l'heure pas confirmé, et a appelé les habitants à rester chez eux.

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