Fauchés et affamés, les réfugiés de la Chapelle attendent un miracle pour quitter Paris

Migrants de la Corne de l’Afrique sous le pont de la Chapelle Source: Reuters
Migrants de la Corne de l’Afrique sous le pont de la Chapelle

Pour les migrants sous le pont de la Chapelle, Paris n’est qu’une escale. Sans argent pour continuer leur voyage ou même exister, ils sont forcés de rester, comme racontent des Ethiopiens approchés dans leur campement.

Les occupants du camp de réfugiés près de la gare du Nord, ont partagé quelques impressions sur leur séjour dans la capitale française. Pour l’instant, ce camp compte environ 300 réfugiés majoritairement éthiopiens. Ces migrants, qui ne comptent pas sur une quelconque attention des autorités françaises, attendent une opportunité pour repartir en Suède ou au Royaume-Uni, disant que «c’est plus facile d’avoir l’asile là-bas». En France d’après eux, c’est mission impossible. Cependant, leur voyage dans un monde meilleur a été coupé faute d’argent pour continuer. 

D’après les récits déchirants des migrants, l’aide humanitaire provient principalement des organisations de charité islamique, et pas assez souvent. Ils doivent donc trouver de la nourriture eux-mêmes. «Depuis quelques jours nous mangeons le pain que la boulangerie allait jeter», a précisé une famille éthiopienne.

Tous n’ont pas la chance de dormir dans une tente, certain partageant à quatre ou cinq des matelas sur lesquels les enfants jouent pendant la journée. De toute façon, quand on vit sous le métro, le sommeil n’est pas à l’ordre du jour. «Chaque fois que le train passe, ça fait un énorme bruit, imaginez-vous, vous vivez sous les rails de métro», ont-ils expliqué.

Craignant d’être expulsés, ils préfèrent éviter tout contact avec la presse refusent de s’exposer aux caméras ou appareils photos. Quant aux autorités, ces campements, pour elles, semblent ne pas exister. «La préfecture de police explique laconiquement se borner à une chose : “éviter la création d’un campement” du type Sangatte, dans le Pas-de-Calais», lisait-on dans un article de Métro en décembre dernier.

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