Hauts-de-Seine : tabassée pour être sortie en jupe

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Une jeune fille de 16 ans s’est retrouvée à l’hôpital parce que sa tenue a déplu à un groupe de filles. Même si rien n’indique que la querelle ait un fondement religieux le maire de Gennevilliers s’insurge contre cette explosion de violence.

Alors qu’elle attendait tranquillement son tramway, une jeune fille de 16 ans a été rouée de coups, le 18 avril, en raison de sa tenue vestimentaire à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, près de Paris.

Il était 19h lorsqu’un petit groupe d’adolescents s’approche d’elle. Ils lui parlent de sa tenue mais les jeunes poursuivent leur chemin. «Même si cela ne se traduit pas par des violences, ce sont déjà des pressions», estime Patrice Leclerc, maire communiste de la commune.

Expression d'une violence purement gratuite

Arrivent alors trois filles peu ou prou du même âge. Elles aussi lui parlent de sa jupe mais le ton est beaucoup plus agressif. Les quatre jeunes femmes montent alors dans le tramway qui arrive et à l’arrêt suivant, la situation s’envenime au point que la meneuse fait descendre sa victime en la tirant par les cheveux à l’arrêt suivant, la traite de «p…» et commence à la frapper.

Les coups de poing et de pieds pleuvent. La plus énervée de ses agresseuses, véritable colosse, lui assène un dernier coup de genou qui la met KO. Elle s’effondre au sol. Dans les cris et la confusion, des passants interviennent et font fuir le groupe de jeunes filles violentes. Prévenus, les sapeurs-pompiers évacuent Nadia à l’hôpital. C’est là qu’elle reprend conscience après quelques heures de coma. Les médecins lui ont délivré une ITT de quatre jours.

Les autorités locales s'insurgent

Patrice Leclerc s’est élevé contre cette «intolérable agression» qui, selon les premiers éléments de l’enquête n’aurait aucun fondement religieux. Le trio ne portait pas de signe distinctif et aucun de ses membres n’a évoqué la religion. Il ne s’agit pas non plus d’un règlement de comptes car la victime ne connaissait pas ses bourreaux qui n’habitent pas le même quartier.

Mais il n’en fallait pas plus pour que le maire communiste rappelle les principes sur laquelle repose la République. «Rien ne justifie une telle violence», martèle Patrice Leclerc. «Si aucune motivation, autre que le désaccord avec la tenue vestimentaire, n’a été proférée, nous tenons à réaffirmer qu’aucun motif ne peut limiter la liberté individuelle et collective des femmes à se vêtir comme elles le souhaitent», a conclu l’élu communiste

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