A droite, les politiques scandalisés par l’arrestation du général Piquemal

© Philippe Huguen Source: Reuters

«Bienvenue en Hollandie», «injure du pouvoir» ou encore «honte», sont les mots que l’on a vu émaner d’une droite particulièrement remontée contre la décision d’arrêter l’ancien chef de la Légion étrangère, qui manifestait à Calais avec Pegida.

Après l’arrestation du général Piquemal alors qu’il participait à une manifestation interdite du mouvement anti-Islam Pegida à Calais le 6 février, les personnalités politiques ont été particulièrement nombreuses à réagir, surtout à droite.

Le Front National s'indigne

Les membres du Front National ont unanimement protesté contre cette arrestation sur les réseaux sociaux. Le Secrétaire général du parti, Nicolas Bay s'est indigné des agissements d'un «Etat PS» qui hait «les valeurs patriotiques».

La députée Marion Maréchal-Le Pen a elle aussi apporté son soutien au général, de même que Gilbert Collard, Secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine, qui a qualifié son arrestation de «honte».

Le Sénateur du parti de Marine Le Pen, Stéphane Ravier, a rallié l'indignation de ses colistiers, qualifiant l'incident d'«injure du pouvoir à l’héroïsme français».

Quant au maire de Béziers, proche du FN, Robert Ménard, il a tweeté : «Clandestins en liberté, général arrêté, bienvenue en Hollandie». Réagissant ensuite à l'annonce de la comparution immédiate du général, qui doit être jugé lundi, il a estimé que la justice était «plus rapide avec un général patriote qu’avec les voyous du quotidien».

Pour Thierry Mariani, il y a un double standard en France

Contacté par RT France, le député des Républicains a estimé qu’il y avait un deux poids deux mesures dans le traitement des manifestations en France. S’il a insisté sur le fait que tous les débordements racistes devaient être condamnés, l’arrestation de ce général, «qui ne présentait aucun danger», lui semble profondément choquante.

Thierry Mariani a également fait remarquer que la comparution dès lundi du général Piquemal pour «non-dissolution de manifestation après sommation» était exceptionnelle en France. «J’espère que tous les manifestants gauchistes qui ne dissolvent pas les rassemblements après sommation seront traités de la même manière», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y avait un double standard entre les manifestants en faveur des migrants et l’arrestation du général Piquemal dans le rassemblement de Pegida.

A contre-courant, quelques uns justifient l'arrestation

Ancien ministre d’Etat et désormais membre des Républicains, Dominique Bussereau a pour sa part estimé, sur Twitter, que «pour un ancien Officier supérieur, participer à une manifestation extrémiste, interdite en état d'urgence, est une faute gravissime». Faisant ensuite face à de vives critiques concernant son message, il a ensuite ajouté qu’il était «heureux de subir les insultes de l’extrême-droite imbécile».

Enfin, le journaliste Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense a lui partagé une remarque sarcastique : «L'ancien chef de la Légion étrangère manifeste contre les... étrangers. A part ça, tout est normal».

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