Manuel Valls a défendu son projet de loi constitutionnelle face aux députés

- Avec AFP

Manuel Valls
Manuel Valls

Les députés sont divisés sur le projet de loi constitutionnelle de «protection de la Nation» et ses deux articles sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité. Les débats sont virulents ce matin à l'Assemblée nationale.

  • Cécile Duflot : «Nous devons refuser de voter une réforme qui pour la première fois réduit sensiblement nos libertés. Et voilà ce qui m'amène à demander le rejet de ce projet de révision constitutionnelle.» 

    Pour la députée, la gauche «a jeté aux oubliettes nos valeurs».

  • Cécile Duflot : «le dernier régime a avoir massivement utilisé la déchéance de nationalité est le régime de Vichy».

  • Cécile Duflot, députée Europe Ecologie les Verts, prend la parole et cite Montesquieu : «les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires»... «La révision est inutile et dangereuse».

    Les débats continuent à l'Assemblée nationale.

  • Un des projets d'attentats déjoués en France ces derniers mois l'a été «grâce à une perquisition administrative» menée dans le cadre de l'état d'urgence, a affirmé le Premier ministre Manuel Valls en défendant la constitutionnalisation de ce régime d'exception instauré après les tueries du 13 novembre.

    «Les filières sont déstabilisées. De nombreux individus sont identifiés et placés sous surveillance. D’ailleurs, un des projets terroristes déjoués a pu l’être grâce à une perquisition administrative, menée dans le cadre de l’état d’urgence», a déclaré le chef du gouvernement. Selon des sources concordantes, M. Valls faisait référence à l'arrestation, en décembre à Tours, d'un Tchétchène de 27 ans apparaissant dans une vidéo où il menaçait les policiers.

  • Manuel Valls :  «la prorogation de l'état d'urgence sera de quatre mois maximum, renouvelables».

  • Le Premier ministre Manuel Valls a estimé que face à la menace du terrorisme, les Français réclamaient «une unité sans faille», dans son discours défendant le projet de révision constitutionnelle à l'Assemblée nationale.

    «La lutte contre cette radicalisation sera l'affaire d'une génération», a expliqué le chef du gouvernement, rappelant que «la France est une cible» et que les Français demandaient à ses élus de «tout faire pour leur protection».

Le Premier ministre a expliqué l'intérêt des changements de la Constitution comprenant notamment l'inscription de la déchéance de nationalité.  Il a confirmé que le «principe d'égalité» entre les Français sera «inscrit» dans la Constitution sur la mesure controversée de déchéance de la nationalité, via un amendement du gouvernement au projet de loi de révision constitutionnelle.

Il a également fait valoir qu'un projet d'attentat avait été déjoué grâce à l'Etat d'urgence et aux facilités de perquisitions qu'il permet. Les débat vont continuer jusqu'au mercredi 10 février date à laquelle le vote solennel doit avoir lieu. 

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