Les députés LFI portent plainte contre Louis Sarkozy
Les députés du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) ont annoncé, le 2 avril, avoir porté plainte contre Louis Sarkozy, le fils de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy. Ils estiment que ses déclarations au journal Le Monde, datant du 13 février 2025, constituent une incitation à commettre un acte criminel.
Sur son compte X, le député LFI Manuel Bompard a publié, le 2 avril, un communiqué de presse annonçant que les députés de son groupe parlementaire avaient saisi le procureur général près la Cour de cassation, sur le fondement de l'article 40 du Code de procédure pénale, à la suite des propos tenus par Louis Sarkozy dans Le Monde.
Ce dernier avait déclaré dans une interview intitulée «Louis Sarkozy, le retour en France dans les pas de son père», publiée par Le Monde le 13 février 2025 : «Si j'étais aux manettes et que l'Algérie arrêtait Boualem Sansal, je brûlerais l'ambassade, je stopperais tous les visas, j'augmenterais de 150 % les tarifs douaniers».
Selon les députés de La France insoumise, ces propos constituent «une incitation directe, publique et intentionnelle à commettre un acte criminel, à savoir une destruction par incendie...».
Une provocation publique
Le communiqué de presse de LFI rappelle que les déclarations de Louis Sarkozy, qu'ils considèrent comme une «provocation publique», sont répréhensibles au regard de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
Cet article stipule que : «Seront punis de cinq ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ceux qui auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes : les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne et les agressions sexuelles».
Le groupe La France insoumise souligne que le contexte actuel de crise avec l'Algérie, qu'ils attribuent à certains membres du gouvernement et aux médias liés à l'extrême droite, augmente le risque de passage à l'acte et de banalisation des discours de haine.
Cette plainte déposée contre Louis Sarkozy concernant son interview dans Le Monde est la deuxième après celle déposée par l'association SOS Racisme.