Réforme de l’audiovisuel en France : Rachida Dati a-t-elle menacé de frapper une fonctionnaire de l’Assemblée nationale ?

Réforme de l’audiovisuel en France : Rachida Dati a-t-elle menacé de frapper une fonctionnaire de l’Assemblée nationale ?© RS
Suspension de l'examen de la réforme de l'audiovisuel public après un incident impliquant Rachida Dati à l'Assemblée nationale.
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«Je vais la frapper !» Rachida Dati, ministre de la Culture, s’en est vivement prise à une fonctionnaire de l’Assemblée nationale, selon des témoignages rapportés par la presse française. L’examen de la loi sur l’audiovisuel, dont la ministre voulait réécrire une partie du texte, a été suspendu pour une journée.

En France, l'examen de la réforme de l'audiovisuel public qui visait à regrouper ses diverses entités en une seule société, a été suspendu à l'Assemblée nationale le 1er avril, à la suite d’un incident impliquant Rachida Dati, ministre de la Culture, et une fonctionnaire de l'Assemblée.  En fin d’après-midi, la ministre de la Culture Rachida Dati a souhaité déposer un amendement afin de réécrire une partie du texte. Une administratrice du Palais Bourbon l'a jugé irrecevable car cet amendement devait être scindé en plusieurs parties pour pouvoir être examiné. La présidente de la commission, la socialiste Fatiha Keloua Hachi, a suspendu la séance une dizaine de minutes pour que la fonctionnaire de l'Assemblée puisse expliquer à la ministre les raisons de cette irrecevabilité.

«Elle était réellement bouleversée»

Pourtant, selon les témoinages, les explications de l'administratrice n'ont pas convaincu la ministre. 

«Elle l’a presque menacée, elle hurlait, et le député LFI Aurélien Saintoul a dû s’interposer pour calmer les esprits», a expliqué une parlementaire citée par le Figaro. Cet échange entre Rachida Dati et l'administratrice a été qualifié de «grave» par la gauche et d'«inacceptable» par la présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi. L'entourage de Rachida Dati a minimisé l'incident, affirmant qu'il n'y avait eu ni agression, ni insultes, ni menaces, et que l'échange avait été «vif» mais sans gravité.

Pourtant, selon des témoins, la ministre aurait vivement interpellé la fonctionnaire en charge de la séance, provoquant une atmosphère tendue au sein de la commission : «Vous pouvez arrêter avec votre petit sourire» ou encore «Arrêtez de faire de l’excès de zèle», aurait lancé la ministre citée par Libération.

«Je vais la frapper», aurait même lancé Dati dans cet incident qui fait polémique en France. Face à cette situation, la présidente de la commission a décidé de suspendre l'examen du projet de loi, estimant que les conditions n'étaient plus réunies pour un «débat apaisé».

Le 2 avril, la ministre de la Culture a réfuté les accusations d'agression. «J'ai vu des communiqués disant qu'il y avait eu une agression, qu'il y a eu des menaces, qu'il y a eu des insultes. Elles n'ont jamais existé», a martelé Rachida Dati lors de la reprise de l'examen du projet de réforme de l'audiovisuel public en commission à l'Assemblée.

Un millier d'amendements

Cette suspension intervient alors qu'un millier d'amendements restaient à examiner, selon les sources citées par la presse française. Un nombre élevé d'amendements qui témoigne de l'intensité des débats et des divergences d'opinions autour de cette réforme portée par Rachida Dati, qui prévoit des changements structurels importants dans la gouvernance de l'audiovisuel public en France.

La ministre défend notamment la création d'une holding visant à regrouper France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'Institut national de l'audiovisuel (INA), estimant que «le moment politique est venu» pour une telle fusion. Cependant, ce projet rencontre des résistances, particulièrement de la part de syndicats et de certains parlementaires, qui s'inquiètent des conséquences potentielles sur l'indépendance éditoriale et les conditions de travail au sein des entités concernées.

Malgré ces oppositions, Rachida Dati reste déterminée à mener cette réforme à son terme, affirmant qu'elle est «indispensable» pour moderniser et renforcer le service public de l'audiovisuel en France. Elle a également confié une mission d'accompagnement à Laurence Bloch, ancienne directrice des antennes de Radio France, pour faciliter la mise en œuvre de cette réforme.

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