Condamnation à 2 000 euros de Valeurs actuelles : «un acharnement judiciaire», selon Yves de Kerdrel

La couverture condamnée de Valeurs actuelles© Compte Twitter @ojim_france
La couverture condamnée de Valeurs actuelles

Le directeur de publication de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, a indiqué refuser le «déni de réalité» pour justifier son dossier publié dans le journal intitulé «Roms l'overdose» après sa condamnation à 2 000 euros d'amende.

«Overdose veut dire trop pleins. Le mot trop plein ou overdose n'est pas infamant», s'est défendu Yves de Kerdrel. Le dossier publié sur les Roms contenait un sondage Harris indiquant que 72 % des français étaient hostiles au campement irrégulier de Roms, a-t-il déclaré à RT France. «Le dossier sort en août 2013 et en septembre, M. Valls utilisait le sondage que nous avions fait et dans sa bataille avec madame Duflot reprenait la totalité de nos arguments», poursuit-il.

Le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné en première instance à 3 000 euros d'amende pour provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers les Roms. Yves de Kedrel a finalement été condamné en appel à 2 000 euros d'amende pour ce dossier.

Un «deux poids deux mesures» ?

Arguant que cela faisait la deuxième fois en six jours que Valeurs actuelles était condamnée, après le jugement rendu jeudi au sujet de la couverture du journal présentant la Marianne voilée, Yves de Kerdrel a dénoncé un acharnement «policier», «judiciaire» et «politique».

«Cela arrive dans un contexte où Médiapart ; une officine tellement proche de monsieur Hollande qu'elle a le même avocat que monsieur Hollande ; Médiapart vient de bénéficier d'une amnistie fiscale de 4 millions d'euros voté à l'Assemblée alors que le 6 novembre dernier, madame [la ministre de la Culture] Pellerin a publié un décret privant Valeurs actuelles des aides au pluralisme dont bénéficient les médias », a déclaré le directeur de publication de l'hebdomadaire qui dénonce un «deux poids deux mesures».


Planter sa plume dans les plaies de la société

Valeurs actuelles devra également publié un communiqué judiciaire qui critique le caractère «particulièrement stigmatisant» pour les Roms du dossier publié. Yves de Kerdrel et l'entreprise Valmonde, l'éditrice du journal, vont également devoir s'acquitter solidairement de 2 000 euros de dommages et intérêts à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) et un euro à l'association La voix des Roms, et à la Maison des Potes.

«Notre maître à tous dans le journalisme s'appelait Albert Londres et il disait que le métier de journaliste c'était planté sa plume dans les plaies de la société, c'est ce que nous essayons de faire chaque semaine», a-t-il conclu.

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