Après les attentats, Manuel Valls déclare la guerre aux mosquées radicales

Manuel Valls© Philippe Wojazer Source: Reuters
Manuel Valls

Trois jours après les attentats, le Premier ministre a annoncé vouloir fermer les «mosquées et les associations qui s'en prennent aux valeurs de la République».

Une disposition pour la «dissolution» des mosquées radicales sera étudiée prochainement en Conseil des ministres a également annoncé Manuel Valls.

De plus, il estime qu'il faut «expulser tous les étrangers qui tiennent des propos insupportables, radicalisés contre nos valeurs, contre la République. Il faut fermer les mosquées, les associations, qui aujourd'hui s'en prennent aux valeurs de la République».

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Tout en précisant qu'il y a eu d'ores et déjà «beaucoup d'expulsions de prêcheurs de haine». Ainsi, selon lui, il y a eu 6 déchéances de nationalité depuis 2012. «Nous allons donc poursuivre», a-t-il ajouté. 

Le ton s'est également fait martial quand Manuel Valls a indiqué: «Aucun élément dans le cadre de notre Etat de droit, aucun élément, aucune action ne sera mise de côté. Nous agirons sur tous les fronts avec la plus grande détermination».

Un peu avant, c'est Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, qui avait fait une déclaration analogue: « J’ai engagé des démarches en ce sens et il y aura une délibération en Conseil des ministres, la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine. Tout cela doit être mis en oeuvre dans la plus grande fermeté», a-t-il ainsi indiqué.

En juin dernier, après l'attentat en Isère, Manuel Valls s'était déjà déclaré prêt, si nécessaire, à «fermer des mosquées» et à «dissoudre des associations» suspectes de sympathies ou de complicités avec l'islamisme radical et avec des visées djihadistes.

Selon un rapport du ministère de l'Intérieur datant de juin dernier, 89 lieux de culte sont déjà sous influence. Ce nombre a plus que doublé en quatre ans, puisqu'il était de 44 en 2010. Autre chiffre fourni par la Place Beauvau, 41 autres lieux de culte sont touchés par ce que les experts appellent des «attaques salafistes».

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