L’ambiance a progressivement tourné à la psychose, raconte un témoin des attentats de Paris

L’ambiance a progressivement tourné à la psychose, raconte un témoin des attentats de Paris© Christian Hartmann Source: Reuters

Des témoins se rappellent les détails des attaques meurtrières de la nuit du 13 au 14 novembre à Paris qui ont fait près de 130 morts.

Un des témoins qui n’habite pas loin du théâtre du Bataclan, Antoine, a confié à l’agence vidéo Ruptly que son quartier était barricadé et il n’était pas rassuré de rentrer chez lui.

D’après ses dires, il y a eu beaucoup de panique qui en fait n’était pas justifiée. «Il y a eu pas mal de panique de la part de beaucoup de gens, de partout. Et puis, on n’a pas pu en savoir plus… Il y a eu quelques mouvements de foule qui n’étaient pas vraiment justifiés. J’habite à côté de Voltaire, quand je suis sorti devant chez moi et que j’ai vu des hommes en armes qui sont partis en courant dans ma rue, qui m’ont dit me pousser, qui regardaient des hommes au loin. Le climat vraiment était très spécial», raconte-t-il.

La présence des forces de l’ordre était très importante. «Je suis arrivé il y a deux bonnes heures, on a été très rapidement bloqués par les forces de l’ordre, puis on les a suivies dans une succession d’arrivées massives des forces de l’ordre, ça veut dire des pompiers, croix rouge, CRS, brigades de police que je ne peux pas vraiment identifier. Et puis on a entendu au moment de l’assaut effectivement des explosions de grenades», rapporte Antoine avec émotion.

Selon lui, l’ambiance se transformait petit à petit en psychose, au fur et à mesure que les choses se passaient à Paris. «On a entendu des explosions, ça je peux le dire. Puis ensuite, on a entendu quelques coups de feu. Il y a eu en général beaucoup de cris dans la rue à côté. Et il y a eu beaucoup de commentaires en public», a confié le témoin.

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Un autre témoin, Nicolas, blessé par une balle qui a ricoché sur son bras, se trouvait dans le théâtre du Bataclan lors de l’attentat terroriste. Il a raconté comment il s’était échappé de ce qu’il nomme un «enfer» et un cauchemar : «On est sortis le plus vite qu’on pouvait. Mais j’ai une balle qui m’a effleuré le bras. Et après on a couru. Moi, personnellement, je n’ai pas vu grand-chose. Je suis sorti le plus rapidement possible de cet enfer».

Il a réussi à sortir dix-quinze minutes après les premiers coups de feu. «Je fais partie de ceux qui ont essayé de sortir très-très vite», a reconnu Nicolas.

Alors qu’il était déjà sorti du Bataclan, il a entendu une explosion. «Apparemment, c’est une bombe qui a explosé, mais j’étais déjà parti, j’étais déjà dans la rue, je courais le plus vite possible, le plus loin possible», a-t-il encore confié à RT.

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