Un Gilet jaune conteste en appel le non-lieu de la policière accusée de l'avoir éborgné

- Avec AFP

Un Gilet jaune conteste en appel le non-lieu de la policière accusée de l'avoir éborgné© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
David Breidenstein, un gilet-jaune éborgné lors d'une manifestation, à la sortie d'un hôpital parisien le 20 mars 2019, (image d'illustration).
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Eborgné par un tir de LBD lors d'une manifestation de Gilets jaunes en mars 2019, David Breidenstein a fait appel du non-lieu dont a bénéficié en juillet la policière accusée de l'avoir éborgné. L'audience se déroulera le 17 janvier.

David Breidenstein, Gilet jaune de 43 ans, conteste en appel le 17 janvier à Paris le non-lieu dont a bénéficié la policière accusée de l'avoir éborgné par un tir de LBD lors d'une manifestation en mars 2019 à Paris.

Lorsque l'AFP l'avait rencontré peu après sa blessure, David Breidenstein indiquait vivre chez lui «enfermé, avec les volets fermés». Il a depuis repris le travail.

Le 17 janvier à 10h30, appuyé par un rassemblement de gilets jaunes mutilés, il contestera devant la cour d'appel de Paris le non-lieu dont a bénéficié en juillet la policière Marine V.

Des vidéos effacées 

Le 16 mars 2019, lors d'une manifestation sur les Champs-Elysées, cette policière de la BAC de Paris avait tiré à 15 reprises avec son LBD, notamment sur le lieu et au moment de la blessure de ce gilet jaune.

Pendant l'enquête, elle s'est dite «sûre» de n'avoir pas touché David Breidenstein «puisque je n'ai pas tiré dans la partie supérieure du corps et il n'était pas en train de nous jeter un projectile». Les vidéos du 16 mars, filmées par la caméra de son LBD, ont été effacées.

Pour la juge, l'enquête établit que «Marine V. doit être considérée comme l'auteur du tir» de LBD en cause. Mais vient ensuite la question de la légalité du tir. Au moment de la blessure, «les policiers présents se trouvaient exposés à des violences, menaces et voies de fait qui justifient l'usage des LBD», tranche la juge. 

En audition, David Breidenstein a lui déclaré qu'il marchait alors tranquillement sur les Champs-Elysées, éloigné des personnes violentes, et ne représentait aucun danger. Son avocat Maître Arié Alimi conteste l'emploi régulier du LBD par Marine V., notamment parce que son tir, via cette arme très précise, a atteint l’œil de son client alors qu'il est interdit de viser au-dessus du torse.

«S'il est vraisemblable de penser que [David Breidenstein] n'était pas la cible, la seule circonstance qu'il n'ait pas atteint la personne visée ne suffit pas à démontrer» un emploi illégal du LBD, a jugé la magistrate.

«Après le récent acquittement prononcé aux assises» du CRS qui a éborgné le syndicaliste Laurent Theron, «la jurisprudence en matière de violences policières est à un moment charnière», a estimé Maître Alimi.

«Les juges vont-ils continuer à favoriser les policiers et gendarmes ou enfin les considérer comme des justiciables comme les autres ?», s'est-il interrogé. L'avocat de Marine V., Maître Laurent-Franck Liénard, n'a pas répondu à l'AFP.

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