Le gouvernement renonce à une journée sans chasse et proscrit sa pratique sous l'emprise de l'alcool

- Avec AFP

Le gouvernement renonce à une journée sans chasse et proscrit sa pratique sous l'emprise de l'alcool© GUILLAUME SOUVANT / AFP
Un chasseur à Neuillé-Pont-Pierre (Indre-et-Loire) en septembre dernier (image d'illustration).
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Le gouvernement a enfin tranché : au grand dam du camp anti-chasse, il n'y aura pas de journée sans chasse, mais les chasseurs ne devront plus pratiquer sous l'emprise de l'alcool et davantage se former.

Le gouvernement a finalement écarté l'idée d'instaurer une journée sans chasse, mais veut mieux encadrer la pratique, en l'interdisant sous l'emprise de l'alcool et en renforçant les règles de sécurité, selon le plan dévoilé ce 9 janvier.

Le gouvernement avait évoqué fin octobre l'idée d'une demi-journée sans chasse, instaurée au niveau local et pourquoi pas national, précisant qu'une interdiction le dimanche n'était «pas un sujet tabou».

Cette piste n'a finalement pas été retenue au terme de la concertation publique. Une idée à laquelle étaient favorables 78% des Français (2,5 points de marge d'erreur), selon un sondage Ifop mené mi-décembre auprès de 1 000 personnes pour diverses associations de protection de l'environnement.

Huit accidents mortels la saison passée

«L'objectif auquel je crois profondément est celui de tendre vers le zéro accident. [...] C'est une sécurité renforcée sept jours par semaine que nous recherchons», a déclaré le 9 janvier la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Bérangère Couillard, qui s'est rendue dans le Loiret pour dévoiler son plan.

Selon l'Office français de la biodiversité (OFB), le nombre d'accidents de chasse est à la baisse depuis 20 ans. Néanmoins, pour la saison 2021-2022, l'OFB a recensé 90 accidents (blessures corporelles liées à l'utilisation d'une arme de chasse), contre 80 la saison précédente. Parmi eux, huit mortels, dont deux avec des victimes ne pratiquant pas la chasse.

Le plan gouvernemental s'articule en trois axes : renforcer la formation et la sensibilisation des chasseurs, instaurer des règles de sécurité renforcées pendant la chasse et mieux assurer le partage des espaces via une meilleure information des usagers de la nature.

Concernant la sécurité, le gouvernement prévoit de créer «début 2023 une contravention pour sanctionner l'acte de chasse sous l'emprise excessive de l'alcool puis favorisera la création d'un délit par voie législative».

Les sanctions en cas d'accident grave devraient également être renforcées, avec notamment la possibilité d'un retrait du permis de chasse pour une certaine durée avec interdiction de le repasser.

Formation des chasseurs

Le gouvernement veut généraliser une formation à la manipulation pratique des armes pour l'ensemble des chasseurs. «Un chasseur sur deux devra être formé d'ici 2025 et tous les chasseurs devront l'être d'ici 2029», est-il indiqué. 

Les organisateurs de battue (environ 200 000 personnes) auront l'obligation de recevoir une formation spécifique par les fédérations «rappelant notamment les règles de sécurité et les enjeux de communication avec les riverains». Enfin, pour mieux informer les promeneurs et autres usagers de la nature, une plateforme numérique sera mise en place à l'automne pour identifier les zones et les horaires non chassés. Les organisateurs de chasse collective auront l'obligation de s'y déclarer.

Au final, rien qui réponde aux espoirs du camp anti-chasse. «Les chasseurs devront désormais ne plus tirer n’importe comment, dans tous les sens, sur n’importe quoi ou qui, et en état d’ébriété… Voilà la grande révolution 2023 !», a ironisé ce 9 janvier Brigitte Bardot, fervente protectrice des animaux, dans un communiqué.

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