Crise ukrainienne : les cours des matières premières s’envolent

puits de pétrole au Qatar© KARIM SAHIB Source: AFP
Torchère sur un gisement de pétrole au Qatar (illustration).
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Le conflit russo-ukrainien a le potentiel d'affecter non seulement les cours du pétrole et du gaz, mais plus généralement des matières premières, dont le palladium et le blé. Leur prix a nettement augmenté depuis le début de la semaine.

«L'escalade des tensions entre la Russie et l'Ukraine entraîne une forte demande pour les matières premières», selon Chris Blasi, président du trader en métaux précieux Neptune Global cité par le site américain spécialiste des matières premières Market watch.

Eric Lewin, rédacteur en chef des publications financières Agora, soulignait sur BFMTV le 23 février que la Russie pesait pour 45% dans la production de palladium et 15% du platine indispensables à la fabrication des pots d’échappements catalytiques d'automobiles dans le monde. Or, avec les nouvelles normes anti-pollution adoptées par les deux marchés géants que sont l’Inde et la Chine, ces matières étaient déjà sous tension.

Autrement dit une menace très sérieuse pour l’économie allemande qui, selon le dernier bulletin de la Banque centrale d’Allemagne, la Bundesbank, comptait sur la relance de ses ventes et exportations d’automobiles pour sortir de la récession. Les actions du groupe Mercedes, qui avaient atteint un plus haut à 25,83 dollars en décembre 2021, sont redescendues au-dessus de 21 dollars et ont encore perdu 2,5% de leur valeur au cours des cinq derniers jours. Le cours du groupe Volkswagen qui avait jusqu’ici résisté aux ruptures d’approvisionnement a enregistré une chute de près de 3% à l’ouverture des échanges ce 24 février.

Le blé coincé par la Mer Noire

Mais au-delà des énergies fossiles et des matières premières, la crise fait aussi peser un risque sur les cours mondiaux du blé dont la Russie et l’Ukraine sont respectivement le premier et le quatrième exportateur mondial. Ensemble ils représentent environ 29 % des exportations mondiales de blé, 19 % des approvisionnements mondiaux en maïs et 80 % des exportations mondiales d'huile de tournesol.

Les traders interrogés par l’agence Reuters redoutaient dans les jours précédents un engagement militaire qui affecterait les récoltes et leur transport déjà renchéri par l’augmentation du coût de l’énergie. Selon Reuters, les contrats à terme sur le blé à Chicago ont bondi de plus de 2 % le 23 février, le maïs a atteint un sommet de sept mois et le soja a également gagné du terrain. Les trois ingrédients clés de l'alimentation humaine et animale ont augmenté d'environ 40 % par rapport aux creux de 2021, portés par une baisse de la production mondiale et une demande robuste.

Les traders cités par Reuters affirment aussi que l'intensification des tensions a déjà poussé certains acheteurs à détourner des navires vers d'autres fournisseurs, craignant que tout déclenchement de guerre n'entraîne de longs retards de chargement. «Les navires évitent d'entrer dans la mer Noire à cause du risque de guerre », déclarait en début de semaine un commerçant basé à Singapour. «Des ruptures d'approvisionnement ont déjà lieu», ajoutait-il.

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