Economie

Censure de Trump : la chute en bourse des géants du numérique se poursuit

Les géants américains du numérique continuent à voir leur valeur boursière diminuer à la suite de mesures prises contre Donald Trump. Une dégringolade qui a déjà fait chuter de 51 milliards de dollars la valeur en bourse de Facebook et Twitter.

Facebook, Twitter, Google, Amazon et Apple ont connu depuis le 11 janvier une baisse importante du cours de leurs actions. Si ces trois dernières se sont redressées le 13 janvier, Facebook et Twitter continuent leur dégringolade. Une situation concomitante aux mesures prises contre contre Donald Trump et ses soutiens, qu'ils s'agisse de suppressions de compte ou d'entraves à l'application alternative Parler. 

Le 11 janvier à la fermeture des marchés, les actions des deux réseaux sociaux Facebook et Twitter affichaient respectivement un repli de 4% et 6,4%. Les actions d'Apple et de Google baissaient quant à elles de 2,3%, (après une fort hausse de Google enregistrée depuis le 6 janvier), tandis que l'action Amazon perdait 1%. Malgré un léger rebond le 13 janvier, ces trois dernières ont replongé pour retrouver le lendemain une valeur similaire à celle du 11 janvier. 

Les actions des deux réseaux sociaux Facebook et Twitter continuent en revanche à dégringoler, avec des baisses de respectivement 2,4% et 3% à la clôture le 14 janvier. Cette baisse constante depuis le 11 janvier équivaut à une perte de 51 milliards de dollars de la valeur de Facebook et du réseau à l'oiseau bleu, selon le site économique Business Insider

Des décisions justifiées par des risques «d'incitation à la violence» 

Cette chute en bourse des deux réseaux sociaux californiens est intervenue après l'annonce par Mark Zuckerberg du blocage des comptes Facebook et Instagram de Donald Trump pour une durée indéterminée, et de celle par Twitter de la suspension du compte du président américain, puis de 70 000 comptes liés au mouvement QAnon. Deux décisions justifiées par des risques «d'incitation à la violence» à la suite de l'intrusion de supporters de Donald Trump dans le Capitole le 6 janvier dernier. Le 13 janvier, c'était au tour de YouTube − propriété de Google − de bannir la chaîne du président américain. 

Le 8 janvier, Google retirait de sa boutique d'application Play Store le réseau social Parler, devenu le refuge de nombreux conservateur et de partisans de Donald Trump, là encore en raison de la présence de messages «incitant à la violence». Une démarche suivie par Apple deux jours plus tard. Amazon a, quant à lui, coupé le 11 janvier l'accès à ses serveurs à Parler, ce qui a mis le réseau social hors service. Une action contre laquelle Parler a décidé de porter plainte, comme le rapporte le média américain The Hill.