«Ouvrir, ou nous faire mourir» : les fédérations de commerçants interpellent Emmanuel Macron

- Avec AFP

«Ouvrir, ou nous faire mourir» : les fédérations de commerçants interpellent Emmanuel Macron© SEBASTIEN BOZON Source: AFP
Une commerçante dans son magasin de vêtements à Blotzheim, dans l'est de la France, le 31 octobre 2020 (image d'illustration).

«Ouvrir, ou nous faire mourir, voilà de quoi il en retourne» : c'est par ces mots que le Conseil du Commerce de France a interpellé Emmanuel Macron dans une lettre ouverte, lui demandant «une réouverture totale» des commerces dès le 27 novembre.

Dans une lettre ouverte intitulée «Ouvrir ou nous faire mourir, il faut choisir» publiée le 17 novembre 2020, le Conseil du Commerce de France (CDCF), association qui regroupe une trentaine de fédérations de commerçants, a demandé au président français Emmanuel Macron «une réouverture totale» des commerces dès le 27 novembre.

«Ce n'est pas une complainte de plus, ni une démarche à vocation institutionnelle, qui motivent aujourd'hui ce courrier», écrit le président du CDCF William Koeberlé en introduction du texte. Et de poursuivre : «C'est, ni plus, ni moins, la mort proche, certaine, de centaines de nos commerçants et de certaines filières, impactés de plein fouet par l'arrêt de leurs activités.»

«Nous avons besoin d'ouvrir pour commercer. Nous avons aussi besoin de visibilité pour nous organiser. Nous vous demandons une réouverture pour tous, dès le 27 novembre», écrit-il encore. «Autoriser les Français à disposer d'un week-end de plus pour réaliser leurs achats de Noël permettra de diluer les flux à l'approche des fêtes de fin d'année et de sauver une partie de l'activité commerciale», préconise-t-il ensuite.

«Sans une réouverture des commerces c'est la mort certaine de nos commerçants», lance également William Koeberlé, avant d'ajouter : «Ils [les commerçants] ont des stocks considérables pour répondre aux besoins des consommateurs en cette période de Noël et sans chiffre d'affaires, ils ne pourront pas les payer. Mis en péril, ils devront fermer leur boutique et licencier leur personnel.»

«Rater cette période des fêtes de fin d'année reviendrait pour beaucoup de commerçants à mettre la clé sous porte», abonde quant à lui Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce.

Les appels pour une réouverture des commerces dits «non essentiels» se multiplient

Evoquant ce 17 novembre sur RMC et BFMTV la demande du CDCF de rouvrir tous les magasins dès le 27 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré qu'il n'y avait pas d'éléments permettant de penser qu'ils pourraient rouvrir à cette date.

Les appels se sont pourtant multipliés ces derniers jours pour une réouverture des commerces dits «non essentiels» dès le 27 novembre, date du «Black Friday», événement important pour les ventes des commerçants, y compris physique, à l'approche des fêtes de Noël.

Dans un communiqué publié ce 17 novembre, la filière du jouet a demandé, outre de rouvrir dès le 27 novembre, «un délai de prévenance d'une semaine pour que tous les acteurs puissent organiser la chaîne logistique nécessaire au plus tôt et, dans le même temps, procéder aux étapes indispensables à la réouverture des points physiques de vente».

Le 16 novembre, et pour le troisième lundi consécutif, un millier de commerçants et d'indépendants du Rhône ont manifesté à Lyon à l'appel de plusieurs organisations pour alerter sur la situation précaire de leurs établissements, fermés depuis le reconfinement. Réunis sous le slogan «On veut travailler», les protestataires se sont élancés depuis la place Bellecour vers la préfecture. 

De son côté, le Premier ministre Jean Castex avait donné la perspective d'une réouverture de certains commerces à compter du 1er décembre «si les données sanitaires le permettent» et sous réserve d'un «protocole renforcé». Matignon a rappelé le 16 novembre au soir que «les indicateurs épidémiques rest[ai]ent [leur] boussole». Et d'ajouter : «Ce n'est pas parce qu'il y a une opération commerciale qu'on va changer notre philosophie.»

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