Manipulation des taux de change : 9 banques payent 2 milliards de dollars à des investisseurs floués

Neuf banques sont suspectées d'avoir manipulé divers taux de change. Source: Reuters
Neuf banques sont suspectées d'avoir manipulé divers taux de change.

Neuf banques - BNP Paribas, HSBC, Barclays, Royal Bank of Scotland, UBS, Citibank, Goldman Sachs, Bank of America et JPMorgan - vont payer plus de deux milliards de dollars à des investisseurs américains floués par leurs manipulations.

Neuf banques ont indirectement admis, en demandant à passer un accord devant les juges américains, avoir manipulé le marché des taux de change, a affirmé un cabinet d'avocats américains dans un communiqué, lundi.

Poursuivis par une plainte collective d'investisseurs floués, les neuf banques concernées (HSBC, Barclays, Royal Bank of Scotland, UBS, Citibank, Goldman Sachs, BNP Paribas, Bank of America et JPMorgan) ont en effet obtenu un abandon des poursuites pour manipulation du marché des changes après avoir «conclu des accords représentant un total de plus de deux milliards de dollars», a expliqué le cabinet d'avocat Hausfeld à l'issue d'une audience à New York.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par la juge en charge du dossier, porterait sur un dédommagement de deux milliards de dollars. Si les banques n'ont pas dévoilé le montant de ce dernier pour chacune d'entre elle, la BNP devrait payer environ 115 millions de dollars.

En 2013, un groupe d’investisseurs et de fonds de pension avait déposé une plainte conjointe contre douze grandes banques internationales, dont les françaises BNP Paribas et Société Générale, les accusant d’avoir manipulé à leur profit le marché des changes. Selon les plaignants, ces banques auraient discuté entre elles pour faire varier différents taux de change. Une pratique totalement interdite.

Ces faits sont d'ailleurs poursuivis par les autorités américaines et anglaises. En mai dernier, six de ces neuf banques ont été contraintes à payer un total de près de six milliards d’amendes aux États-Unis et au Royaume-Uni. Des amendes qui avaient incité le groupe d'investisseurs à poursuivre les accusations aux États-Unis.

Et cela ne pourrait, selon Michael Hausfeld, l'avocat des plaignants, n'être que le début. «Même si l’argent récupéré ici est colossal, c’est juste le début», a-t-il ainsi affirmé. Un contentieux reste en effet ouvert, pour la même raison, avec sept autres banques, dont la Société générale. 

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