Congrès de Versailles : Emmanuel Macron entend «construire l'Etat-providence du XXIe siècle»

Congrès de Versailles : Emmanuel Macron entend «construire l'Etat-providence du XXIe siècle»© ludovic MARIN / AFP
Emmanuel Macron au Congrès de Versailles le 9 juillet 2018

Lors du Congrès de Versailles, le président a déclaré que la priorité de l'année serait de construire «l’Etat-providence du XXIe siècle», «responsabilisant» et «efficace». Un projet encore flou, mais qui inquiète parmi les rangs de la gauche.

Le président de la République entend-il bouleverser le fameux système social français ? Ce 9 juillet, alors qu'il s'adressait aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a en tout cas déclaré : «La priorité de l’année [...] est simple : nous devons construire l’Etat providence du XXIe siècle : émancipateur, universel, efficace, responsabilisant». «Des pans entiers de notre population sont trop peu ou trop couverts», a regretté le chef d'Etat, s'inquiétant même de la pérennité du système de retraites.

A quelques semaines de la présentation des plans pauvreté et système de santé, le président de la République détaillait ainsi son jugement lapidaire du 12 juin dernier, selon lequel les aides sociales coûtaient un «pognon de dingue». Le lendemain, 13 juin, surfant sur la petite phrase opportunément fuitée par le service de communication de l'Elysée, Emmanuel Macron fustigeait «la logique de guichet» et promettait un «nouvel Etat providence». Le Monde écrivait alors qu'il faudrait «attendre l'été et les arbitrages budgétaires qui accompagneront le projet de loi de finances et le PLFSS [projet de loi de financement de la Sécurité sociale] pour 2019 pour en savoir plus sur ses intentions réelles».

Ce 9 juillet, l'expression a déjà suscité des commentaires. Le député ex-socialiste apparenté La République en marche (LREM) Manuel Valls a ainsi exprimé son adhésion à la formule présidentielle.

Du côté de l’opposition de gauche, en revanche, les inquiétudes sont réelles. Ainsi, le député insoumis Eric Coquerel, a brocardé l'expression, imaginant un projet présidentiel impliquant «moins d'Etat et moins de providence». 

Reste que les contours d'un tel Etat-providence du XXIe siècle, «émancipateur, universel, efficace, responsabilisant», sont à ce jour très flous... Ce que n'a pas manqué de relever un journaliste du Figaro, ironisant : «Si c'était si simple, cela fait longtemps que cela aurait été fait, non ?»

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