Tsipras : «La possibilité du «grexit» appartient désormais au passé»

Alexis Tsipras et son nouveau ministre des Finances Euclid Tsakalotos à Bruxelles Source: Reuters
Alexis Tsipras et son nouveau ministre des Finances Euclid Tsakalotos à Bruxelles

Un compromis entre Athènes et ses créanciers ayant été atteint ce matin, la Grèce pourrait reprendre le chemin de la croissance économique, a déclaré lundi le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

«L’accord a été difficile, mais nous avons pu éviter le projet de transfert des actifs de la Grèce hors du pays, ainsi que le plan qui aurait abouti à une crise de crédit et à l’effondrement du système financier», a annoncé Tsipras à la sortie du sommet des leaders de la zone euro à Bruxelles, cité par l’agence Bloomberg.

Le responsable a fait savoir que l’accord obtenu prévoit la restructuration de la dette grecque et un financement à moyen terme. Il s’est félicité de l’issue positive finalement trouvée, où son gouvernement «a pris ses responsabilités pour les décisions qui ont permis d’éviter les propositions les plus extrêmes», selon le Premier ministre.

«La possibilité de la sortie de la Grèce de la zone euro appartient désormais au passé», a déclaré Alexis Tsipras, en exprimant l’espoir que la majorité des citoyens grecs soutiendront les efforts des autorités à faire revenir le pays sur le chemin de la croissance économique.

Un peu plus tôt dans la matinée, à l’issue d’une nuit de négociations, il a été annoncé que la Grèce et ses créanciers ont pu atteindre un accord sur les réformes à entamer dans le pays, nécessaire pour débuter les négociations officielles sur le troisième plan de sauvetage pour Athènes.

Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a précisé que le sujet qui a suscité le plus de débats était la privatisation de certains actifs pour un montant total de 50 milliards d’euros, qui seront cumulés dans un fond spécialement créé pour l’occasion, mais qui sera enregistré à Athènes, et non pas à Luxembourg, comme cela avait été prévu à l’origine.

Une partie de l’argent de ce fond, 25 milliards d’euros pour être exact, sera utilisé pour la recapitalisation des banques grecques, a expliqué Dijsselbloem.

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