Le Maroc étend son influence dans les pays du Sud en investissant en Ethiopie et au Nigéria

Le Maroc étend son influence dans les pays du Sud en investissant en Ethiopie et au Nigéria© Tiksa Negeri Source: Reuters
Mohammed VI en visite en Ethiopie pour investir 2,25 milliards d'euros dans un projet de construction d'usine d'engrais

Les visites de Mohammed VI à Addis Abeba et à Abuja marquent sa volonté de développer ses relations avec les pays d'Afrique Subsaharienne. La Maroc va investir dans une usine d'engrais en Ethiopie et dans un projet de gazoduc au Nigéria.

La volonté affichée du Royaume de développer les échanges Sud-Sud en concrétisant des partenariat économiques et solidaires a pris corps lors des dernières étapes de la visite sur le continent africain de Mohammed VI, en Ethiopie et au Nigéria.

A Addis-Abeba, le roi du Maroc et le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn ont signé un accord portant sur la construction d'un complexe de production d'engrais agricoles destiné à rendre l'Ethiopie auto-suffisante en 2025. Le coût de l'investissement total est de 4 milliards d'euros, il sera réalisé conjointement par l'entreprise publique marocaine OCP (à hauteur de 2,25 milliards d'euros) et par le gouvernement éthiopien.

Le Maroc a un double intérêt dans l'opération : avec ses 100 millions d’habitants, l'Ethiopie constitue pour lui une zone d’expansion économique prometteuse et d'autres part, le royaume cherche à regagner sa place au sein de l'Union Africaine dont le siège se trouve justement à Addis Abeba.

La tournée africaine de Mohammed VI s'est terminée au Nigeria, où un accord a été signé samedi 3 décembre entre les deux pays pour l'extension du West African Gas Pipeline (WAGP) du Nigeria jusqu'à l'Europe via le Maroc. Il s'agirait du plus grand projet gazier en Afrique de l'Ouest. 

Le WAGP, dont la construction a débuté en 2005, relie actuellement le Nigeria le Bénin, le Togo et le Ghana. 

Le royaume a supplanté l'Algérie sur le dossier, la réalisation du gazoduc devait initialement relier le Nigéria à l’Algérie. Mais en 2012, la double menace terroriste – Al-Qaïda au Maghreb islamique et Boko Haram – ainsi que le manque de ressources financières, avaient convaincu les deux Etats à renoncer au projet.

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